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Édité et traduit par Camille Aguiton ; Brigitte Gauvin.

Histoire de la littérature ichtyologique.

[Introduction]

1. L’ichtyologie, puisque par elle on vise à la connaissance scientifique, doit être traitée naturellement sans considérer aucunement les autres disciplines, analytiquement, suivant la suite des siècles.
2. Nous nous efforcerons d’accomplir cette tâche, dans la mesure évidemment où les œuvres des Anciens qui nous restent nous le permettent.
3. Chacun sait qu’aucune œuvre des Pères d’avant le Déluge ni aucun écrit authentique n’existe aujourd’hui, que ce soit dans les autres domaines de connaissance, et encore moins en histoire naturelle et en ichtyologie. Or ce travail ne peut être fait d’aucune façon, si l’assertion de certains de ces écrits très importants est véridique : après le Déluge, l’écriture précisément a été inventée par les Égyptiens.
4. Le temps entre le Déluge et la naissance du Christ, qui contient environ vingt-trois siècles, possède un très petit nombre d’auteurs d’histoire naturelle et d’ichtyologie, qu’on ne regrettera pas de passer en revue cependant suivant la suite des siècles.
5. Il n’est pas établi que les Assyriens, les Babyloniens, les Mèdes, les Chaldéens, les Égyptiens et les Phéniciens, dans les premiers siècles après le Déluge ont rédigé des travaux d’histoire naturelle et surtout d’ichtyologie.
6. Ainsi donc, puisque nous n’avons pas ces ouvrages (§ 5), avançons vers les Grecs parmi lesquels :

Au onzième siècle après le Déluge.

﹡Linus : poète connu chez les Thébains, a exposé, rappelle-t-on, les origines des animaux et des fruits. On lit certains vers de ce Linus chez Stobée dans son sermon Sur la prudence.

Au douzième siècle après le Déluge.

﹡On raconte qu’un certain Orphée (mais pas ce poète thrace qui est aussi auteur de l’histoire des Argonautes) a écrit au sujet des gemmes, mais ces œuvres, tout de suite et dans le cours de l’exposé, ne concernent pas l’ichtyologie.
7. Du treizième au dix-septième siècle après le Déluge, aucun auteur d’histoire naturelle n’apparaît.

Au dix-huitième siècle après le Déluge.

﹡Zoroastre Perso-Mède, philosophe perse, s’est illustré à l’époque de Xerxès environ ; d’après la Souda, il a écrit quatre livres sur la nature et un sur les pierres précieuses.

Au dix-neuvième siècle après le Déluge.

Certes, quelques célèbres savants en sciences naturelles ont vécu chez les Grecs comme Anaxagore, Archélaos, Démocrite d’Abdère et Hippocrate de Cos ; cependant, ils n’ont rien écrit sur l’histoire naturelle, dans leurs traités, à ce qu’on dit. C’est à cette époque qu’Épicharme de Cos, disciple de Pythagore, a écrit sur la nature, d’après Diogène Laërce, mais ces écrits n’existent pas. Celui-ci, selon Élien dans Les Noces de Junon, fait mention de certains poissons, si seulement c’est le même Épicharme.

Au vingtième siècle après le Déluge.

13. ﹡Platon, philosophe athénien, dans son Timée, a écrit sur la descendance du monde ; mais cela ne concerne pas précisément l’histoire naturelle.
14. ﹡Aristote le Stagirite, disciple de Platon et chef des péripatéticiens, a vécu à la même époque : celui-ci mérite d’être appelé premier auteur d’histoire naturelle, surtout dans la mesure où conformément à la méthode, il a en quelque sorte classé toutes les connaissances. Son histoire naturelle mérite d’être publiée en l’année 3620.
15. Les écrits d’Aristote relatifs à l’histoire naturelle :
16. Aristote, Sur la nature des animaux, en neuf livres.
17. Du même, Sur les parties des animaux, en quatre livres
18. Du même, Sur la génération des animaux, en cinq livres
19. En même temps que les neuf livres de Théophraste Sur l’histoire des plantes, et les six livres Sur les causes des plantes, etc.
20. Édités à Venise, chez Alde Manuce, en l’an 1503, in-folio, version latine de Théodore Gaza.

Vue d’ensemble.

1. 1. Les livres d’Aristote sur la nature, les parties et la génération des animaux mis en commun contiennent cent huit feuilles sans compter les longs index des chapitres et des choses.2. 2. Les neuf livres de Sur la nature des animaux contiennent cinquante-cinq feuilles et chacun est divisé en chapitres : dont :
1. le premier contient 19 chapitres,2. le deuxième 173. le troisième 224. le quatrième 115. le cinquième 346. le sixième 377. le septième 128. le huitième 309. le neuvième 50
1. Parmi les quatre livres de Sur les parties des animaux :2. le premier a 5 chapitres,3. le deuxième 174. le troisième 155. le quatrième 13
1. Parmi les livres de Sur la génération des animaux, le premier est composé de 20 chapitres,2. le deuxième de 63. le troisième de 104. le quatrième de 105. le cinquième de 8
3. 3. Les neuf livres de Sur la nature des animaux considèrent surtout l’histoire naturelle ; cependant l’auteur ne range pas les divers animaux dans les différents livres avec méthode, mais au contraire de manière assez désordonnée, souvent dans un même livre, il parle des quadrupèdes couverts de poils, des oiseaux, des poissons, des amphibiens et les insectes. Il parle des poissons surtout dans les livres 5 et 6, des insectes surtout dans le livre 4, des oiseaux dans le livre 9, des quadrupèdes dans les livres 6, 8 et restants.4. 4. Le style est sentencieux, mais le livre comporte beaucoup d’informations qui ne concernent pas spécifiquement la zoologie.5. Une autre édition de l’œuvre des animaux d’Aristote est imprimée à Venise en 1513 in-folio. De même, à Bâle en 1550, une autre est imprimée in-folio.6. Comme à Lyon en 1552, in-octavo, chez Guillaume Rouillé.

Année du Monde 3620 environ

21. ﹡Speusippe, disciple de Platon, s’est illustré durant la 108e Olympiade (348-344 av. J.-C.). Celui-ci dans son Livre des similitudes, comme il l’appelle, a exposé les espèces de poissons qui sont semblables entre elles : mais rien ne subsiste, excepté ces passages qu’en cite Athénée de Naucratis.

Aux alentours de l’année du monde 3630 vécut

22. ﹡Léon de Byzance, un philosophe, disciple de Platon ou d’Aristote ; il a écrit un texte en prose sur les poissons ; mais aujourd’hui il n’existe plus. Il est cité par Athénée et la Souda.

Au vingtième siècle après le Déluge.

en l’an du Monde 3630 environ.

23. ﹡Xénocrate suit Speusippe, au moment de la 110e Olympiade (340-336 av. J.-C.). C’est au cours de la deuxième année de celle-ci qu’apparaissent des écrits Sur l’alimentation des animaux aquatiques, mais cela ne concerne pas précisément l’ichtyologie.

en l’an du Monde 3640 environ.

24. ﹡Théophraste d’Érèse fut élève de Platon et d’Aristote et successeur de ce dernier dans l’enseignement de la philosophie. Il a vécu durant la 114e Olympiade (356-352 av. J.-C.). On lui attribue des écrits Sur les poissons vivant hors de l’eau.
25. ﹡Marc-Aurèle Severin a écrit un Commentaire sur le livre de Théophraste d’Érèse Sur les poissons vivant hors de l’eau, imprimé à Naples en 1665, in-folio.

Au vingt-et-unième siècle après le Déluge. ou au troisième siècle avant la naissance du Christ.

en l’an du Monde 3690 environ.

26. ﹡Callimaque, poète de Cyrène, qui a vécu au temps de Ptolémée Philadelphe, roi des Égyptiens, a rédigé, selon la Souda, un livre sur les poissons, qui cependant n’existe plus.

Au vingt-deuxième siècle après le Déluge. ou au deuxième siècle avant la naissance du Christ, comme certains préfèrent dire,

en l’an du Monde 3820 environ.

27. ﹡Strabon d’Amasée a vécu en stoïcien puisqu’il a écrit qu’il avait joui de l’amitié d’Ælius Gallus ; il était plus vieux que Varron, si bien qu’on le situe à tort au premier siècle après la naissance du Christ. Ce Strabon, dans les 17 livres de sa Géographie, fait mention de plusieurs poissons.

Au vingt-troisième siècle après le Déluge. ou au premier siècle avant la naissance du Christ.

s’est distingué parmi les Romains.

28. ﹡Publius Nigidius Figulus, un mathématicien et un homme de lettres, aux alentours de l’année 64 avant la naissance du Christ. Ce Nigidius, dans son quatrième livre Sur les animaux, fait mention de plusieurs poissons. Ce livre semble être à l’origine du chapitre 16 du livre 3 des Saturnales de Macrobe.
29. 36 fragments de Nigidius existent dans les Variarum lectionum libri de Johannes Rutgers.
30. ﹡Marcus Terentius Varron, le plus savant des Romains s’est illustré à l’époque de Cicéron et mourut en l’an 26 avant J.-C. Dans son œuvre l’Économie rurale, qui est presque le seul de tous ses écrits qui nous reste, il mentionne certains poissons romains.
31. Maintenant, suivent les auteurs d’œuvres ichtyologiques après la naissance du Christ, parmi lesquels :

Au premier siècle :

﹡Publius Ovide Nason, poète de Sulmone, s’est distingué ; et celui-ci dans son extrême vieillesse a écrit des Halieutiques en vers qui sont cependant abîmé par le temps et en partie incomplets. Halieutiques en vers d’Ovide, imprimé par Gryphe en l’an 1537.
﹡Lucius Junius Moderatus Columelle a écrit 12 livres De l’Agriculture, en l’an 42, sous l’empereur Claude, dans lesquels, quand il parle des bassins, il mentionne quelques poissons.
﹡Caius Pline Secundus, dit l’Ancien, originaire de Vérone et oncle maternel de Pline le Jeune, a écrit, à un âge où la chevelure est argentée, une Histoire naturelle en 37 livres, imprimée dans divers lieux. La totalité du livre neuf et du livre trente-deux parlent des poissons et autres animaux aquatiques.

Vue d’ensemble.

1. Le neuvième livre sur la nature des animaux aquatiques contient 62 chapitres. Quant au trente-deuxième livre qui parle des remèdes tirés des animaux aquatiques, il est constitué de onze chapitres, dont le dernier surtout parle des poissons et où il établit un long catalogue des poissons et autres animaux aquatiques organisé selon l’ordre alphabétique.Les éditions principales sont les suivantes :
1°. Avec les corrections d’Ermolao Barbaro. à Venise, en 1497, in-folio par Bernardino Benali.2°. Œuvre de Jacques Daléchamps. à Francfort, en 1608, in-octavo. 11 volumes.3°. Annotations de Gelenius, Pintianus et d’autres. à Cologny, en 1631, in-folio4°. Commentaires d’Is. Barberus, Pintianus, Rhenanus, Gelenius, Daléchamps, Scaliger, Saumaise, Is. Vossius et de Jan Fred. Gronovius. Imprimés à la fois à Leyde et à Rotterdam en 1668, in-octavo en 3 volumes. Cette dernière édition est plus soignée que les autres.
Pline mourut à l’âge de 57 ans.
﹡Caius Julius Solin, dans son Polyhistor, rassemble des faits mémorables tirés de l’œuvre de Pline et, entre autres, il énumère six ou sept poissons : le dauphin, évidemment, le thon, l’anguille, la baleine, le physeter, le silure et le requin épineux. Il s’est distingué en l’an 20 après Jésus-Christ.

Au deuxième siècle :

﹡Claudius Élien, le Sophiste, grec exilé, fut un disciple de Pausanias, sous l’empereur Hadrien, et s’est illustré vers 120 après Jésus-Christ.
Ses écrits publiés sont :
Élien, Sur la nature des animaux en 17 livres. Traduits par le français Pierre Gilles et le suisse Conrad Gesner. Un index très riche a été ajouté. À Genève chez Philippe Albert en 1616 en in-douze.

Vue d’ensemble.

1. Cette édition est composée de mille dix-huit pages,sans compter la préface de Gesner et de l’index thématique très riche ajouté par le même Gesner.2. Toute l’œuvre est divisée en 17 livres et ces livres se divisent de nouveau en chapitres.3. Les chapitres sont très souvent très courts et Gesner se demande si cette division des chapitres est venue d’Élien lui-même ou plutôt si elle n’est pas venue de quelqu’un d’autre, à une époque plus récente.4. Dans chacun des livres, il étudie tout de manière désordonnée et sans méthode. Et il parle tantôt des oiseaux, tantôt des poissons, des quadrupèdes, des serpents, des insectes et d’autres animaux. Et le français Pierre Gilles cherchant un remède pour ce défaut, s’est efforcé de rassembler dans un seul passage, à l’inverse de la disposition de l’auteur, les différentes indications sur un même animal qui apparaissent de manière pêle-mêle et à plusieurs endroits chez Élien, comme cette traduction latine d’Élien le montre clairement.5. Le but même d’Élien n’est pas de décrire des animaux et leur aspect propre, mais tout le travail consiste à indiquer leur nature, leurs vertus, leurs propriétés et autres qualités de ces animaux. À cette occasion, il insère de très nombreuses histoires et récits fabuleux.6. Parmi les auteurs antiques, il mentionne Hérodote, Homère, Lycurgue, Ctésias de Cnide, Aristote, Démocrite, Théophraste, Eudème, Léon de Byzance, Sostrate, Eudoxe, Anaxagore, Hipparque, Démostrate, Nicandre et d’autres Grecs.
﹡Lucius Apulée Afer de Madaure s’est illustré sous le règne de l’empereur-philosophe Marc-Aurèle vers l’an 163. Dans le début de son Apologie, il rappelle qu’il a écrit des livres sur des poissons en langue grecque et d’autres en langue latine, mais aucun de ses écrits sur les animaux et les poissons ne subsiste. Parmi ses prédécesseurs, il cite surtout Eudème et un certain Lycène.
﹡Athénée de Naucratis, homme de lettres, s’est illustré sous le règne de l’empereur-philosophe Marc-Aurèle, en l’an du Christ 155 environ.
Ses écrits sont : Les Déipnosophistes, c’est-à-dire quinze livres sur les propos de personnes devisant de manière ingénieuse et habile pendant un banquet. Ces livres ont d’abord été imprimés par Alde Manuce, en langue grecque, puis à Bâle, en l’an du Christ 1535, plus précisément en langue grecque et latine, avec des commentaires d’Isaac Casaubon.
Athénée, Les Déipnosophistes, en quinze livres, publiés après augmentation et correction, avec le soin et l’application d’Isaac Casaubon, avec l’aide de la bibliothèque Palatine, Vaticane et d’autres. Avec la traduction latine du Caennais Jacques Daléchamps. On a ajouté des index des choses, des auteurs, des proverbes et des paroles, faits avec un très grand soin. Imprimés chez Jérôme Commelin en l’an 1597 in-folio.

Vue d’ensemble :

1. 702 pages avec la préface sans compter un index très fourni.2. La globalité de l’œuvre est divisée en quinze livres dont sept traitent surtout des poissons.3. Aucun chapitre ne divise chacun des livres. Le style est tantôt dialogique, tantôt historique.

Au troisième siècle :

﹡Le poète Oppien de Cilicie a vécu sous le règne de l’empereur Caracalla, vers l’an 210. Ou, selon Eusèbe, il a vécu en l’an 172.

La vie d’Oppien :

44. Oppien d’Anazarbe en Cilicie, ou plutôt originaire de la ville d’Anazarbe de Cilicie, en Asie mineure, ville appelée par la suite Cæsarea Augusta.
45. Son père était un homme riche nommé Agésilas et sa mère s’appelait Zénodote. Alors qu’Oppien est âgé de trente ans, l’empereur des Romains, Septime Sévère, envoya son père en exil à Milet, une île de la mer Adriatique. Dans cette île, Oppien a écrit dans cet exil ses illustres poèmes et ensuite, venant à Rome même, il les présenta au fils de l’empereur Sévère : Antoninus Bassianus Caracalla. Cela lui a permis d’obtenir le retour d’exil de son père et de plus, pour chaque poème, il reçut une pièce d’or. Enfin, revenu dans son pays avec son père, il mourut de la peste qui faisait rage dans la ville d’Anazarbe depuis peu. Les habitants érigèrent une somptueuse statue d’Oppien, en sa mémoire, avec cette inscription :
Oppien, la gloire des poètes : j’aurais été immortel,Si l’envieuse Parque n’avait emporté ma jeunesseDans le glacial Orcus, moi qui fus connu par l’éclat de ma douce poésie.Si la jalousie n’avait pas dévasté la durée d’une longue vie,
5
La terre nourricière n’aurait pas porté d’homme qui me ressemblât.
Il vécut trente ans, ou un peu plus.

Les écrits d’Oppien sont :

46. Oppien d’Anazarbe, De la pêche en cinq livres. De la chasse en quatre livres.
47. Oppien d’Anazarbe, De la pêche en cinq livres. De la chasse en quatre livres, à Paris, 1555, chez Adrien Turnèbe, imprimeur royal. Avec un privilège du Roi, in-quarto, en langue grecque.
48. Oppien, De la nature des poissons en cinq livres, à Florence, chez les Giunti, 1515, in-octavo.

Vue d’ensemble :

1. 1. Les cinq livres d’halieutique et les quatre livres de cynégétique comprennent un ensemble de deux cent sept pages, sans compter la vie d’Oppien qui ouvre l’ouvrage. Les livres des Halieutiques seuls, en vérité, comptent cent vingt-huit pages.2. 2. La totalité de l’œuvre est écrite en vers grecs que tous louent hautement. De l’avis de Conrad Gesner, le style d’Oppien est fleuri et net, doté d’éloquence et de maturité, et particulièrement distingué dans les sentences et paraboles.
49. La traduction latine d’Oppien a le titre suivant :
50. Oppien d’Anazarbe, De la pêche en cinq livres. Dans une traduction de Laurent Lippius. De la chasse en quatre livres, traduits terme à terme pour ceux qui voulaient lier les mots grecs avec les mots latins. À Paris, 1555 chez Guillaume Morel, in-quarto.
51. Remarque : l’Allemand Konrad Rittershausen, originaire de Brunswick, docteur in utroque jure et professeur de la même faculté à Altdorf, a également expliqué l’œuvre d’Oppien avec une traduction en latin et des commentaires divers.
52. De même : Le commentaire de Jean Bodin, sur La nature des poissons et La chasse dans l’œuvre d’Oppien, publié en 1555 in-quarto.

Vue d’ensemble

1. 1. Les Livres De la pêche et De la chasse, réunis, comptent deux cent deux pages, sans compter la vie de l’auteur et les arguments des cinq livres d’halieutiques qui occupent deux feuilles. En vérité, les livres Sur la pêche ou Halieutiques sont composés de 124 pages.2. 2. Les vers latins composé par le traducteur Laurent Lippius de Colle di Val d’Elsa sont des hexamètres remarquables.3. 3. Les arguments des cinq livres Sur la pêche sont contenus dans les vers suivants, dont Lippius est l’auteur :
1. Le premier a comme sujet les accouplements, descendances et lieux de vie de la mer.2. Le second présente les fraudes, les carnages et les guerres.3. Le troisième jette sur les poissons les hameçons et les filets.4. Dans le quatrième livre, l’amour conduit les poissons rusés qui nagent vers leur destin.5. Dans le cinquième, le dauphin aime et les cétacés sont tués.
4. 4. Non seulement Oppien décrit des poissons à proprement parler, mais aussi quelques animaux à carapace et des insectes.5. 5. Les descriptions des poissons peuvent ne pas être parfaites, bien que l’auteur apporte un très grand soin à décrire des poissons selon l’usage des Anciens.
53. ﹡Marcus Aurelius Olympius Némésien, poète africain de noble naissance, s’est illustré en l’année 288 apr. J.-C. et suivantes, sous le règne de Dioclétien.
54. Il a écrit des Cynégétiques c’est-à-dire un poème sur les chiens et les chevaux, comme il a aussi écrit des Bucoliques. Ces œuvres ont été imprimées à Lyon chez Gryphe et à Venise chez Alde, etc.
55. Giglio Gregorio Giraldi de Ferrare rappelle que ce Némésien a écrit des vers sur les poissons, mais ceux-ci n’existent plus de nos jours, d’après Gesner.

Au quatrième siècle :

﹡Saint Ambroise, évêque de Milan, s’est illustré. Il est mort en l’an 397. Il fait mention de certains poissons dans le cinquième livre de son Hexaméron.
Le titre de son livre est le suivant :
De saint Ambroise, évêque de Milan, Hexaméron en six livres, à Bâle, 1566 in-folio.

Vue d’ensemble

1. Il contient 88 pages.2. L’œuvre totale est divisée en six livres tandis que chaque livre est divisé en chapitres.3. Le premier livre traite de la création ou de l’œuvre du premier jour ; le deuxième livre, du deuxième jour ; le troisième livre, du troisième jour ; le quatrième livre, du quatrième jour ; le cinquième livre, du cinquième jour ; et enfin le sixième livre traite de l’œuvre du sixième jour.4. Le cinquième de ces livres qui contient 25 chapitres, traite surtout des poissons et des oiseaux et de leur création.5. Il énumère une vingtaine de noms de poissons qu’il développe même, tandis que pour la plupart de ceux-ci, il ne fait qu’une mention en passant, sans description, selon la coutume ancienne.
﹡Épiphane de Chypre, un évêque qui s’est illustré en l’an 380 du Christ environ, a écrit un petit livre sur la nature des animaux qui subsiste sous le titre de Physiologue et il est cité comme auteur ichtyologique par Jean de Cuba ; mais le Physiologue d’Épiphane qu’on retrouve imprimé dans une édition à Paris en 1612, in-folio, ne comporte pas un seul poisson, mais des oiseaux et quelques animaux : ceux-ci ne sont presque d’aucune importance.

Au cinquième siècle :

﹡Le poète, orateur et évêque Decius Magnus Ausone, originaire de la ville de Bordeaux située en Aquitaine, en Gaule, s’est illustré au début du siècle, en l’an 400 et suivants. Celui-ci, dans sa Moselle, écrite en vers, énumère les noms de quinze poissons environ.
Le titre de son petit livre est le suivant :
Ausone de Bordeaux, ancien consul, La Moselle, idylle en trois parties, à Bordeaux, chez Simon Millanges, imprimeur royal, avec privilège du roi, en 1580, in-folio.

Vue d’ensemble :

1. Le livre dans son entier est composé de 381 vers.2. Au milieu du reste, il mentionne au passage quelques poissons.
Le belge Paul Duez de la ville de Liège, jésuite, lecteur en humanités et prêtre, etc. a écrit un Commentaire sur la Moselle d’Ausone.

Au sixième siècle :

Comme dans les autres disciplines, de même en histoire naturelle, les œuvres sont toutes pleines d’erreurs. Cependant,
﹡Cassiodore, qui vivait en l’an du Christ 562, déjà nonagénaire à ce moment, fait mention de quelques poissons dans ses écrits.

Au septième siècle :

de même, à l’étranger s’est illustré :
﹡Isidore, évêque de Séville en tout cas en l’an 630. Il est mort en 637 apr. J.-C.
Dans ses vingt livres d’Origines ou Étymologies, celui-ci évoque divers animaux comme les poissons, mais de manière faussée selon la coutume des Anciens. Ses écrits ont été imprimés à Hagueneau, Cologne, Anvers, Leipzig, Venise, etc. ainsi qu’à Paris en l’an 1580.

Aux huitième, neuvième et dixième siècles :

Surtout chez les auteurs étrangers et inconnus, aucun parmi ceux que je connais ne se présente dans le domaine de l’histoire naturelle.
Cependant, au début du neuvième siècle :
﹡Un certain grec Philès, au temps de l’empereur de Constantinople Michel, a écrit plusieurs sénaires Sur le caractère propre aux animaux et cela, en langue grecque ; ces vers ont été imprimés à Venise. Par la suite, ils ont été traduits en vers latins par Gregor Bersman, Leipzig, 1575, chez Voegelin, in-quarto.

Au onzième siècle :

À nouveau, de l’étranger, aucun écrit ichtyologique n’apparaît ; mais un petit livre sur les pierres et les gemmes composé en hexamètres et imprimé à Francfort et même temps que le Des vertus des plantes d’Æmilius Macer est attribué à Merbole ou Merbode ou Marbode qui a vécu sous le règne de l’empereur romain Henri III, aux environs de l’an 1050 apr. J.-C.

Au douzième siècle :

﹡L’abbesse Hildegarde de Bingen s’est distinguée en l’année 1180. Celle-ci a écrit une œuvre d’histoire naturelle sous le titre :
Sainte Hildegarde, La Physique des éléments ; de quelques fleuves d’Allemagne ; des métaux ; des légumes, fruits et herbes ; des arbres et arbustes ; et enfin des poissons, volatiles et animaux de la terre ; quatre livres transmettant à la postérité, la nature et les propriétés, fruits d’une remarquable expérience ; avec l’ajout d’un index très riche de tous les chapitres à la fin de l’œuvre. À Strasbourg, chez Johannes Schott, avec le privilège de sa Majesté l’empereur pour cinq ans, en 1533 de même qu’en 1544, in-folio.
Dans ce siècle également, le médecin arabe Averroès de Cordoue, et Jean Mésué de Damas, fils du roi de Damas Abdela, dans leurs ouvrages de médecine, ont touché à quelques points d’histoire naturelle ; mais ceux-ci sont peu nombreux et ne sont pas traités selon les règles.

Au treizième siècle,

﹡Le Suisse Albert le Grand s’est illustré ; entre autres, il a même écrit Des vertus admirables des animaux, où se trouvent certaines informations sur les poissons, mais elles sont difficiles à comprendre et selon l’usage du siècle, incorrectes et fabuleuses.
﹡Giovanni Plateario de Salerne qui a vécu à la fin de ce siècle, mentionne également quelques poissons dans ses écrits.

Au quatorzième siècle,

À cette époque vécurent Jorath, qui a écrit ce livre incompréhensible : Sur les animaux, l’auteur d’un livre Sur la nature des choses, un allemand qui cite Isidore de Séville, et, le français Actor qui a écrit sur un certain nombre de poissons : on ne sait rien de certain sur ces auteurs.

Au quinzième siècle,

﹡Théodore Gaza de Thessalonique, exilé grec, donna aux livres d’Aristote Sur les animaux une citoyenneté latine ; il se distingua en 1460, il mourut en 1471.
﹡Ermolao Barbaro, Patricien de Venise qui s’est distingué en 1490, a corrigé l’Histoire naturelle de Pline, publiée à Rome en 1492 et 1493, dont on a fait mention plus haut à propos de Pline.
﹡Jean de Cuba, ou l’auteur d’un livre intitulé Hortus sanitatis, semble avoir vécu également à cette époque.
Le titre complet se présente ainsi :
Jardin de santé, englobant en quatre livres les sujets qui suivent :
Sur les animaux et les reptiles.Sur les oiseaux et les animaux qui volent.Sur les poissons et les animaux aquatiques.Sur les gemmes et les choses qui naissent dans les veines de la terre.
Chaque chapitre est orné bien joliment par ses propres images ou figures.
On a pu y voir tout, de manière plus exacte que jusqu’à maintenant ; c’est ce qu’un lecteur juste pourra distinguer facilement en comparant les ouvrages.
On a ajouté un index thématique, le plus complet possible, des notions qui concernent la médecine.
À Strasbourg, par Mathias Apiarius, 1536, in-folio.

Vue d’ensemble

1. Cent trente feuillets sans compter l’index.2. L’Hortus, dans son entier, est divisé en quatre livres dont le troisième traite des poissons et autres animaux aquatiques ; et évidemment, de la page 71 à la 94e, il contient 105 chapitres dans chacun desquels l’auteur décrit un, deux, trois ou quatre animaux aquatiques à partir d’autres auteurs ; ou plutôt, il les copie.3. À chaque chapitre, on a ajouté des gravures, mais elles sont fausses, grossières et très absurdes.4. La classification est alphabétique et tout le contenu est copié d’Aristote, de Théophraste, d’Esculape, de Pline, de Solin, de l’évêque de Milan Ambroise, d’Epiphanius Cyprius, de l’évêque Isidore de Séville, d’Halynandus, d’Albert le Grand, de Giovanni Plateario, d’un certain Bartholomaeus, d’un certain Jorath, d’un certain Actor et de l’auteur du livre de Sur la nature des choses, et d’autres... de sorte que rien, pas une observation, ne lui est propre. Voici l’opinion du très célèbre botaniste Joseph Pitton de Tournefort, à propos de cette œuvre : « en vérité, quoi de plus maladroit et incompréhensible que l’Hortus sanitatis de Jean de Cuba ? Et vraiment, pour le dire en un mot, ce livre est composé de sorte qu’il ne peut supporter le regard des savants. »

Au seizième siècle,

﹡Le Suisse Gregor Mangolt de Zürich s’est distingué au début de ce siècle. Né en l’an 1497, il a écrit en allemand un Sur les poissons du lac de Constance.
Voici le titre du livre :
Fischbuch von der natur und eigenschafft der Fischen, insonderbeit deren, so gefangen werden im Bodensee, und germeinlich auch in anderen Seen und Wasseren.Ein ander Büchlein, wie man Fisch und Vögel fangen solle, mit XXX neven und bewährten recepten. Auch zu was Zeiten im gantzen Jahr ein jeder Fisch am besten seye. Zürich in 8vo.

C’est-à-dire :

Livre des poissons, sur la nature et les propriétés des poissons, surtout ceux que l’on prend dans le lac de Constance, comme, en général, dans les autres lacs et étendues d’eau.
De même : un autre livret sur le moyen de prendre des poissons et des oiseaux avec trente formules nouvelles et fiables. Pareillement à quelles périodes de l’année, chaque poisson est le meilleur. À Zürich chez Andreas Gesner, in-octavo. Sans mention d’une année d’impression. Même le titre lui-même indique suffisamment et même trop que ce livre vaut peu cher.
﹡Le Thuringien Nikolaus Marschalk a vécu en l’an 1520.
﹡Francesco Massari de Venise s’est illustré en l’an 1520. Il a écrit Sur le neuvième livre de Pline, qui traite de la nature des animaux aquatiques, avec des corrections et des annotations. À Bâle chez Froben, 1537, in-quarto.
﹡Paolo Giovio, médecin de Côme, Livret sur les poissons romains, dédié au très noble cardinal Louis de Bourbon.
À Bâle, dans l’atelier de Froben, 1531, in-octavo.
Il a commencé à l’écrire en 1524.

Contenu :

1. Cent quarante-quatre pages avec une préface et un feuillet contenant le titre du livre, sans compter un index comprenant les noms des poissons.2. L’œuvre entière est divisée en quarante-deux chapitres dans lesquels, exceptés les chapitres 1, 39, 40, 41 et 42 en particulier, il ne traite, la plupart du temps, que des poissons.3. Il s’efforce de décrire les poissons de la mer Tyrrhénienne comme ceux des fleuves et des lacs d’Italie ; dans les quatre derniers chapitres, il traite d’un certain nombre de crustacés et, à la toute fin, de salaison.4. Le style est historique et le latin, d’assez bonne qualité ; en vérité, il s’est plus occupé de tirer des synonymes des Grecs et des anciens Romains, et surtout de détailler les aliments et mets que de décrire les poissons.5. Dans chaque chapitre il n’utilise aucune séparation ni aucun paragraphe, au contraire l’écriture est continue et ininterrompue.6. Les descriptions elles-mêmes (qu’il néglige souvent complètement dans certains chapitres) sont tout à fait incomplètes et n’ont aucune valeur.7. Parmi les auteurs, il cite surtout Aristote, Élien, Galien, Athénée, Oppien, Strabon, Pline, Varron, Columelle, Cornelius Celse, Apulée, Théodore Gaza, Ermolao Barbaro et Ausone sans compter quelques poètes, etc.8. Dans la description de la saveur des poissons, notre auteur est assez attentif à ceux donc qui plairaient au palais et ceux qui ne plairaient pas9. Dans le premier chapitre et partout ailleurs, il fait de brèves allusions, de manière satirique, au luxe des anciens Romains dans leurs festins.10. L’œuvre n’est absolument pas illustrée.
﹡Benedetto Giovio, le frère de Paolo, a décrit, en vers, le lac de Côme et ses poissons.
Première édition du livre à Rome en 1524, chez F. Minutius Calvius, in-folio.
Il existe aussi une édition italienne : livre de P. Giovio sur les poissons romains, Venise, 1560, in-quarto.
﹡Le Français Pierre Gilles, Sur la force et la nature des animaux d’après Élien, Porphyre, Héliodore, Oppien.
Le premier livre du même auteur, Sur les noms français et latins des poissons, manuscrit, à Lyon chez Gryphe 1533, in-quarto
Pierre Gilles, pris par des pirates, dépouillé et racheté, peu après être retourné à Rome, mourut moins d’un ou deux ans après avoir écrit ceci, et ainsi ses observations très savantes sur la Grèce, l’Égypte, la Syrie, la Perse disparurent en même temps que lui. Gesner dans la préface de sa traduction d’Élien.
En 1551.
﹡Edward Wotton d’Oxford, Sur les différences des animaux en dix livres, au sérénissime roi d’Angleterre Édouard V. Avec des index très riches parmi lesquels, d’abord, les noms des auteurs, dont chaque information est tirée, sont mentionnés et indiqués chapitre par chapitre ; puis viennent les listes des noms de tous les animaux, et pareillement sont recensées les espèces singulières parmi ceux-ci tant en langue grecque que latine.
À Paris, chez de Vascosan, 1552, in-folio avec privilège royal.

Vue d’ensemble :

1. Deux cent vingt feuillets sans compter la préface et les index.2. L’œuvre entière est divisée en dix livres et 252 chapitres et le huitième livre sur les poissons et les cétacés commence au feuillet 136, soit au chapitre 154, et se termine au feuillet 173, soit au chapitre 196.3. Les huit premiers chapitres du huitième livre traitent des parties, des différences et des autres propriétés du genre des poissons, les autres traitent des poissons eux-mêmes et de leurs différences par espèce4. Les observations de Wotton lui-même n’ajoutent rien de nouveau ici, mais toutes ont été écrites à partir des auteurs anciens, comme il le reconnaît lui-même. Pourtant l’ensemble est si bien agencé et si régulier que toutes ces observations semblent venir d’un seul et même auteur.
Ichtyologie ou dialogue sur les poissons de Carolus Figulus. À Cologne chez Eucharius Agrippinas. Juillet 1540. In-quarto.

Vue d’ensemble :

1. Le petit traité, ou dialogue, dans sa totalité est composé de huit feuillets, ou doubles pages, avec une préface.2. L’auteur met en scène un dialogue. Les interlocuteurs sont un anonyme, Figulus et certain Sylius. Ce dialogue contient un développement sur les poissons de Moselle qu’il énumère rapidement, dont vingt qu’il développe, mais seulement ces poissons sont juste nommés, avec en plus, leur nom allemand la plupart du temps, sans description ni mention de l’espèce, ce que font figurer les vrais ichtyologues.3. Johannes Sylius, dans le même dialogue, dit que Carolus Figulus a été pendant trois ans maître d’école à Cologne.
Mustella de Carolus Figulus. À Cologne chez Eucharius Cervicornus. Juillet 1540. In-quarto.

Vue d’ensemble

1. Le petit traité dans son entier est composé de huit feuillets, ou doubles pages.2. Il traite du furet à quatre pattes ou Wisne des Allemands.
﹡Pierre Belon s’est distingué en 1551 et 1553.
﹡Guillaume Rondelet, docteur en médecine et professeur de médecine de Montpellier. Livres sur les poissons marins, dans lesquels on a reproduit de vraies représentations de poissons. Un appendice, pages neuf et dix, indique quelles informations sont contenues dans toute l’histoire des poissons. Enfin on a ajouté les index nécessaires.
À Lyon, chez Macé Bonhomme. 1554. Avec un privilège royal pour 12 ans. In-folio avec gravures.

Contenu

1. Cinq cent quatre-vingt-trois pages sans compter le privilège du Roi, la dédicace, les deux remerciements, l’appendice des livres, la préface au lecteur, six remerciements joints, avec un portrait de Rondelet, gravé sur bois, et deux index : un index des choses et un des noms.2. Dix-huit livres composent l’œuvre entière, chaque livre est divisé en chapitres. Chacun d’eux est long et il n’y a pas d’organisation en paragraphes.3. Il décrit non seulement des poissons, mais aussi des insectes marins, des quadrupèdes, des amphibiens et quelques animaux de l’espèce des serpents ; pour commencer, il traite, dans quatre livres, de points généraux et plus théoriques, dans l’ordre suivant :4. Le premier livre comporte 14 chapitres sur les différences des poissons entre eux, des lieux de vie, des modes de vie et de leur alimentation.
Le deuxième livre contient 14 chapitres sur les différences des poissons, concernant leurs parties, leur diversité d’essence, leur morphologie, la taille de leurs parties, leur disposition, leur nombre, leurs supériorités et leurs faiblesses ; les différences concernant leur saveur, leur odeur, leur couleur et leur comportement particulier.Le troisième livre est composé de 28 chapitres, sur chaque partie des poissons, comme les yeux, les oreilles, la bouche, le rostre, les mâchoires, les dents, les narines et les lèvres, la langue et le palais, les fanons, la trachée-artère et les poumons, les branchies, le diaphragme, le cœur, le péritoine, l’œsophage, l’estomac et ses appendices, les intestins et l’anus, le foie et la rate, le fiel et la vésicule biliaire, les reins et la vessie, les testicules et l’organe génital, la matrice et les mamelles, les arêtes, le cou, les appendices autour de la bouche, les nageoires, les pieds et les mains.Le quatrième livre contient onze chapitres sur les actes des poissons comme l’attraction, la rétention, le changement, l’expulsion ; de même la reproduction, la conception, le mouvement, la respiration, les sens et les mœurs.Le cinquième livre contient 27 chapitres et les descriptions de poissons larges, étroits et couverts d’écailles, comme les scares ou les perches. Avec, sur le dos, une unique nageoire qui a des piquants.Le sixième livre contient 23 chapitres, et décrit les poissons saxatiles, pour la plus grande part larges et étroits, un grand nombre d’entre eux appartient à la même famille que ceux qui figurent dans le livre V.Le septième livre est composé de 16 chapitres sur les anchois et autres petits poissons.Le huitième livre contient 21 chapitres sur les sphyrènes, les aiguilles, les maquereaux, le nautile, l’hippurus, l’espadon, les maigres, etc.Le neuvième livre comporte 16 chapitres sur les poissons généralement ronds, pas étroits ni couverts d’écailles, comme les muges, les loups, les aselles et quelques squales.Le dixième livre contient 13 chapitres sur les poissons plus ronds et à grosse tête comme les milans ou grondins, les mulets, etc.Le onzième livre est constitué de 19 chapitres sur les poissons plats non cartilagineux comme les turbots, les cépoles, et le saint-pierre.Le douzième livre comporte 22 chapitres sur les poissons plats cartilagineux, comme les pastenagues, les raies, les torpilles, la baudroie, l’ange et les raies-guitares.Le treizième livre contient 13 chapitres sur les roussettes ou chiens, la centrine, le renard marin, le requin-marteau, la lamie et le malthe.Le quatorzième livre comporte 9 chapitres sur les poissons longs comme les congres, les anguilles, les murènes, les serpents et l’esturgeon.Le quinzième livre est composé de 18 chapitres sur les poissons étrangers, comme le poisson-lune, etc., livre dans lequel on décrit même des poissons imaginaires.Le seizième livre contient 23 chapitres sur les tortues, les phoques, les cétacés et les monstres imaginaires.Le dix-septième livre comporte 20 chapitres sur les poissons mous comme le calmar, la seiche, le poulpe, le lièvre de mer et l’ortie.Le dix-huitième livre contient 33 chapitres sur les crustacés comme les langoustes, les squilles, les écrevisses, les crabes, le pou de mer et les oursins.
5. Exceptés dans les quatre premiers livres (§ 3), en tout cas dans chacun des chapitres restants, l’auteur décrit un seul poisson - plus d’un est rare - ou un seul insecte, etc.6. On a ajouté une image, gravée sur bois, à chaque chapitre ou presque ; cependant celle-ci est assez souvent grossière.7. Par sa culture, son utilisation de la langue grecque et le recours aux synonymes des anciens Grecs et Latins, l’auteur fut un homme savant et très travailleur, c’est surtout pour cela qu’on le loue. Mais sur la reproduction, il professe une opinion erronée lorsqu’il affirme que certains poissons tirent leurs origines de la boue, de la vase, de la viande d’animaux, de la putréfaction, etc., sans parent.8. Plus tard, il est étrillé par le très célèbre et très savant Ray, à la fin des suppléments à l’Ichtyologie de Willughby, parce qu’il traita plusieurs fois, souvent, une même espèce ou la faisait passer pour plusieurs espèces, et les décrivait, selon des critères bien évidemment très inconsistants en choisissant de les décrire par couleur, par lieu ou une autre catégorie accessoire, comme on le peut voir à propos de la torpille, du tourd, du muge et du reste.9. Le style même est diffus, à cause des citations et des reprises d’auteurs, trop nombreuses ; par ailleurs, c’est écrit en assez bon latin. Les descriptions spécifiques elles-mêmes sont le plus souvent imparfaites.10. Il n’appelle aucun auteur à témoigner, excepté Aristote, Galien, Athénée, Donon, Archestrate, Speusippe, Élien, Oppien ainsi que quelques autres grecs et poètes ; parmi les latins, il n’appelle en vérité que Pline, Ovide, Théodore Gaza, Ausone et Paolo Giovio. Il ne mentionne pas d’auteurs plus récents que ceux-ci excepté que, comme il le dit, il réfute quelquefois l’auteur d’un livre sur les animaux aquatiques publié récemment, mais, alors qu’il passe sous silence le nom de l’auteur, il invoque cependant Belon à ce sujet.11. Il entreprend très généralement de séparer les poissons selon leur lieu d’origine, séparation qui, apparaissant d’emblée comme ridicule, ne mérite pas une réfutation de sa méthode.
﹡De Guillaume Rondelet, docteur en médecine et professeur de médecine de Montpellier, Seconde partie de l’histoire universelle des animaux aquatiques avec des reproductions exactes d’animaux aquatiques eux-mêmes.
On a ajouté à ceux-ci les index nécessaires. À Lyon chez Macé Bonhomme, en 1555, avec un privilège royal pour douze ans, in-folio avec des reproductions gravées sur bois.

Contenu :

1. Deux cent quarante-deux pages, sans compter le privilège du Roi, la dédicace, la préface de Johannes Molinus, quelques remerciements joints avec le portrait de l’auteur et deux index : un index des choses et un des noms.2. Cette deuxième partie en entier est composée de huit livres, dont :
Le premier livre, composé de 51 chapitres, contient les animaux marins recouverts d’une coquille, comme les coquillages, les tellines, les venus, les coquilles saint-jacques, les huîtres, plusieurs espèces de moules, les pholades, etc.Le deuxième livre comporte 32 chapitres et décrit les mollusques à la coquille spiralée et les escargots de mer.Le troisième livre contient 30 chapitres sur les insectes et les zoophytes.Le quatrième livre est composé de 12 chapitres et traite des poissons des étangs marins.Le cinquième livre comporte 20 chapitres sur les poissons des lacs.Le sixième livre contient 42 chapitres et décrit les poissons des fleuves.Le septième livre sur les poissons palustres, comporte neuf chapitres.Le huitième livre sur les amphibiens, est composé de huit chapitres.
3. Dans chaque chapitre, l’auteur décrit un seul poisson, un seul insecte ou un seul amphibien - plus d’un est rare. Le style est continu et sans aucune séparation.
Ce Rondelet, qui était français, a parcouru l’Italie et la Belgique.
﹡Premier livre de l’histoire des animaux aquatiques, avec l’image de ces mêmes animaux, gravée sur cuivre. Par Ippolito Salviani de Città di Castello, professeur de médecine à Rome. À Rome, en 1554 avec des gravures sur cuivre. In-folio.

Vue d’ensemble :

1. Deux cent cinquante-six feuillets (256), sans compter les privilèges du pape Jules III, de l’empereur Charles V, du roi de France Henri et du duc de Florence Côme de Médicis le Second ainsi que les vers de remerciements en très grand nombre, la dédicace adressée au pontife Paul IV et la préface au lecteur.2. Du feuillet 1 au feuillet 57, on trouve des généralités relatives à l’ichtyologie parmi lesquelles l’énumération, dans l’ordre alphabétique, des noms de presque tous les poissons mentionnés par les auteurs avec les particularités de chaque poisson mentionné et leurs occurrences chez les principaux auteurs anciens.3. Quant au reste de l’œuvre, du feuillet 57 au feuillet 249, il contient les histoires et les descriptions des poissons romains avec la représentation de ces mêmes poissons, gravée sur cuivre.4. Du feuillet 249 jusqu’à la toute fin, on trouve divers index comme 1°) index gréco-latin ; 2°) index des termes des provinces d’Europe ; 3°) index des poissons et leurs équivalents en langue latine et pour finir 4°) catalogue des auteurs cités dans l’œuvre.5. Dans l’œuvre elle-même aussi appelée Histoires des poissons romains, l’auteur décrit 94 poissons, accompagnés de leur représentation gravée sur cuivre, encore que, en vérité, ils soient au nombre de 91 ou 92 : car la souris de mer est le clupea junior et la bottratria et le rutten s’apparentent à une même espèce. En outre, il décrit également, de manière brève, trois ou quatre poissons dont il n’a pas apporté de reproduction ; d’autre part, du feuillet 159 au feuillet 174, il traite longuement de quelques insectes, le poulpe naturellement, la seiche et le calmar, décorés de leur propre image. On dénombre 99 images sur la totalité de l’œuvre car certains poissons sont représentés avant et après leur description.6. L’auteur ordonne les poissons sans suivre une méthode, mais selon son envie ; cependant, c’est souvent d’après l’observation de leur aspect extérieur.7. L’œuvre n’est divisée ni en livres ni en chapitres, mais l’auteur dédie une histoire particulière, comme il l’appelle, à chaque poisson, toujours annoncée par une image. L’histoire de chaque poisson est composée d’un, deux feuillets ou plus et elle traite 1°) du nom du poisson ; 2°) de sa description ; 3°) de ses différences ; 4°) de son lieu de vie ; 5°) de sa nature ; 6°) comment l’assaisonner ; 7°) comment il s’alimente. L’auteur ajoute parfois à ces points, l’époque et le mode de reproduction, la manière de le prendre et d’autres particularités.8. Salviani est très habile à réunir des passages d’auteurs anciens. Parmi les anciens Grecs, il mentionne très souvent un certain Eustathius ; parmi les plus récents, il n’en mentionne aucun sauf Paolo et Benedetto Giovio, Pierre Gilles et Guillaume Rondelet qu’il attaque avec raison à la fin, dans l’histoire 87 sur la callaria et où il se défend justement contre l’injure et les calomnies du chapitre 6 du livre 5 de Sur les poissons marins de Rondelet.9. En un mot, il faut, avec raison, le compter parmi les principaux ichtyologues.10. À la fin, figure la mention de l’année 1558, c’est au mois de janvier de cette année que l’œuvre a été achevée. Il promet aussi un second livre sur le reste des animaux aquatiques, mais il n’a pas été imprimé.
﹡François Boussuet, Poème sur la nature des animaux aquatiques, dans l’Histoire universelle de Guillaume Rondelet que ce dernier a écrite sur les poissons de mer. À Lyon, en 1558 chez Macé Bonhomme, avec des illustrations, in-quarto.
﹡Conrad Gesner en l’an 1558.
Thierbuch, das ist, Beschreibung von vierfüssigen Thieren &c. Erst durch Conradum Gesnerum in Latein bescrieben. Hernach aber von Herrn Conrad Forer der Artzney D. ins Deutsch gebracht. Franckfurt am Meyn, in fol.

Contenu :

1. Cent soixante-douze feuillets, car dans chaque folio sont contenus deux numéros.2. On trouve deux brèves préfaces et un index latin-allemand, sans compter les feuillets placés au début du livre.3. Chaque espèce ou presque a sa propre image gravée sur bois, qui l’accompagne.4. Les images sont parfois assez bonnes et montrent un certain naturel.5. Le style est presque continu et souvent discursif, selon la coutume des anciens.
Vogelbuch, oder Aussführliche Beschreibung, und Lebendige ja auch eigentliche Contrefaitur und Abmahlung aller und ieder Vögel, wie diefelben unterdem weiten himmel allenthalben gefunden und gesehen werden. Darinnen nicht allein aller Vögeln Arth Natur und Eigenschafft, sondern auch ihre Nutzbarkeit und Güte, so wol in als ausserhalb der Artzney angezeigt und gelehret wird.
Allen Künstlern, als Artzen, Mahlern, Goldtschneidern, Reissern, Bildschnitzern, Bildhawern, Seidenstickern, Weydleuten und Köchen, so wol nützlich als nöthig. Erstlich durch den hochgelehrten Herrn Doctorn Conrad Gesnern in Latein beschrieben, nachmahls aber durch Rudolf Hausslein ins Hoch-Teutsch versetzt, jetzt an vielen Orten castigiert und verbessert. (Icon accipitris.) Gedruckt zu Franck-furt am Mäyn derch Johan Saürn, in Verlegung Robert Campiers Erben 1600. in fol.

Contenu :

1. Cinq cent cinquante-six pages sans compter les deux préfaces et les deux index des noms en allemand.2. Une image, gravée sur bois, accompagne chaque nom ou espèce d’oiseau et elle est parfois assez belle et véridique, encore que le bec soit très souvent mal dessiné.3. Le style, comme dans ses autres écrits, est continu, assez diffus, mélangeant des informations diverses, pratiques, médicales, etc., comme on peut le voir dans le titre du livre.4. La préface placée au début de l’édition de ce Gesner, est écrite en 1562, au mois d’août, à Zürich.5. Sur le frontispice, on a placé une représentation de rapace, marque de l’imprimeur.
Fischbuch, dass ist Aussführliche Beschreibung, und lebendige Conterfaitur, aller und leder Fischen, von dem kleinsten fischlein an biss auff dengrösten Wallfisch, wie sie nicht allein in dem grossen hohen Meer, sondern auch in den Zeen, Flüfsen, Bächen, und allen Schiffreichen Waffern gesehen und gefangen werden. Sampt derselben Nutzbarkeit und Güte, so wol in essenspeiss und Küchen, als in der Artzney und Apotheken, Allen Aertzten, Weydleüthen, Köchen, ja auch den Künstlichen Mahlen sehr dienstlich und nothdürfftig. Durch den Weitherrühmpten Hern Doctor Conrad Gesner in Latein erstmals beschrieben.
Hernach aber von Herrn Conrad Forer der Artzney D. ins Teutsch gebracht. Ietzt aber an vielen Orthen gehessert : (Icon Mustelæ.) Gedruckt zu Franckfurt am Meyn durch Johan Saur, in Verlegung Robert Cambiers Erben. 1598. in fol.
1. Deux cent deux feuillets (car à chaque folio on applique un seul numéro) sans compter une préface de Forer et trois index dont le premier est l’index des parties ou divisions ; le second, l’index des noms de poissons latins et le troisième, l’index des poissons allemands.2. Chaque nom d’espèce est accompagné d’une image spécifique, gravée dans le bois, plus ou moins grossière.3. Le style est comme dans le reste de son œuvre, mais il n’est pas toujours aussi fluide.4. Il place les images et descriptions des insectes marins aussi dans cette partie.
Schlangenbuch, das ist, ein gründtliche und vollkomene Beschreibung aller Schlangen, so im Meer, süssen Wassern und auss Erden ihre Wohnung haben, sampt der selbigen Conterfaiturung : Erstlich durch den Hochgelehrten, weitberuhmten Herrn D. Conrad Gesnern zusamen getragen und beschrieben, und hernacher durch den Wollgelehrten Herrn Jacobum Carronum gemehrt, und in diese Ordnung gebracht. An Ietzo aber mit sonderen fleyss verteutscht. Mit Romischer Keyserlicher Majestat Gnad und Vreyheit in zehen Jabren nit nachzutruchen. Getruckt zu Zurich in der froschow. 1589. in fol.

Contenus :

1. Soixante-et-un feuillets, car on donne un seul numéro à chaque folio, sans compter la préface et deux index.2. Le style est continu, tout à fait abondant et ennuyeux.3. Une image, gravée sur bois, accompagne chaque nom d’espèce.
(Une représentation de basilic est placée dans le frontispice.)
De Scorpione, Kurtze Beschreibung des Scorpions, aus des Weitberuhmten Hochgelehrten Herrn Doctor Conrat Gesners S. Historie von Unge ziffer zusamen getragen, gemehrt und verbessert durch den Hochgelehrten Herrn D. Caspar Wolphen der loblichen Statt Zurych Medicum Und an Ietzo aus dem Latin mit fleyss verteutscht. Mit Römischer Keyserlicher Majestat, Gnad und Ureyheit in zehen Jahren nit nach zu trucken Getruckt zu Zurych in der Froschow 1589. in fol.

Contenu :

1. Onze feuillets avec une préface du traducteur.2. On présente au début cinq images de scorpions, gravées sur bois.3. Le style est presque toujours continu et abondant.4. On poursuit la numérotation des folios du livre précédent qui traitait des serpents, de sorte que le numéro du premier folio est le 62, celui du deuxième folio, le 63, etc.
Note : Conrad Gesner, Suisse de naissance, se rendit en Italie et à Venise ; mais, à cette période, il ne savait pas vraiment décrire les poissons. Il habitait à différents endroits d’Allemagne, mais en Allemagne, étant donné qu’il s’agit, pour la plus grande part, d’un pays continental, les poissons sont très rares, raison pour laquelle notre Gesner se plaint quelquefois de vivre au milieu des terres et d’être très éloigné de la mer.
﹡Dans la liste des requins ou galeus, il compte très justement la lampetra.
Dans les Chroniques, page 3 et suivantes, il cite un catalogue manuscrit des poissons du fleuve Elbe, rédigé par Johan Kentmann.
﹡De Conrad Gesner, médecin de Zürich, Histoires des animaux, livre IV.
Ce livre traite de la nature des poissons et des animaux aquatiques. Avec des images de chacun, presque toutes exécutées d’après nature, on en trouve 712.
Deuxième édition, avec de nouvelles images et augmentée de nombreuses observations, mais aussi corrigée en de nombreux passages.
Les écrits sur les animaux aquatiques de Guillaume Rondelet, professeur royal à la faculté de médecine à Montpellier et de Pierre Belon du Mans, médecin exceptionnel de Paris à cette époque, sont contenus dans ce volume.
Des omissions ont été ajoutées à la fin.
À Francfort, chez le libraire Andreas Cambier, 1604, in-folio avec des images gravées sur bois.
Deuxième édition à Francfort augmentée et corrigée, 1620, in-folio.

Vue d’ensemble :

1. Mille cinquante-deux pages, sans compter les deux lettres, la préface de l’auteur, la liste des auteurs, quelques remerciements et les index latin, grec, italien, français, espagnol avec le portugais, allemand, anglais, écossais, bohémien, hongrois, polonais, illyrien, arabe, barbare, etc.2. Trente-sept pages contiennent les omissions ajoutées à la fin.3. L’œuvre dans son entier n’est pas divisée en livres, chapitres ou autres séparations, mais le contenu est organisé selon l’ordre alphabétique.4. Il décrit et représente non seulement des poissons, mais aussi des insectes aquatiques, des grenouilles, des lézards, des tortues et des zoophytes.
﹡De Conrad Gesner, Nomenclature des animaux aquatiques, ou Images des animaux vivant dans la mer et en eaux douces, d’un nombre supérieur à 700, avec les noms latins, grecs, italiens, espagnols, français, allemands, anglais et dans d’autres langues parfois, de chaque animal, selon l’ordre établi. Troisième édition, à Heidelberg, 1606, chez Johann Lancelot, illustrée, in-folio.
﹡De Conrad Gesner de Zürich, professeur à la faculté de médecine et de philosophie de Zürich, Histoire des animaux, livre V qui traite de la nature des serpents. Rassemblée par Jacob Carronus de Francfort à partir de fragments divers de Gesner recueillis de tous côtés. Une histoire de l’insecte scorpion a été ajoutée à la fin par Maître Kaspar Wolf, médecin à Zürich, écrite à partir de ses omissions. On a ajouté des index des noms des serpents en plusieurs langues, précédés par la liste de ceux-ci selon l’ordre dans lequel ils sont contenus dans ce volume.
À Zürich, dans l’atelier de Froschauer, 1587, in-folio. Avec des images gravées sur bois. Seconde édition, à Francfort, 1621, in-folio, chez Egenolff Emmel.

Contenu :

1. Quatre-vingt-cinq feuilles (car chaque folio contient un seul numéro) sans compter les deux lettres et l’index en différentes langues des noms des poissons.2. Aucune classification ni séparation en chapitres mais le livre entier est organisé selon l’ordre alphabétique.
Conrad Gesner s’est illustré en 1558.
﹡L’italien Fabio Colonna (1592), en appendice, à côté d’une description de plantes inconnues, a décrit et représenté deux poissons de l’espèce des raies.
Le titre de son petit livre est le suivant :
Observations de quelques animaux aquatiques et terrestres et d’autres choses de la nature, de Fabio Colonna, à Rome, 1606, in-quarto.

Vue d’ensemble :

1. Soixante-treize (73) pages.2. Le petit livre en entier est divisé en 36 chapitres.3. L’auteur, outre les deux poissons de l’espèce des raies, décrit également un hippopotame, un lézard de Chalcis ainsi que divers zoophytes et des insectes à carapace, etc.
﹡De Jan Dubravius, cinq livres de Sur les bassins et les espèces de poissons qui y vivent. Avec un ajout de Joachim Camerarius. À Nuremberg, 1596, chez Paul Kaufmann, in-octavo.

Au dix-septième siècle :

[Titre 3]

144. En l’an 1604, au début de ce siècle :
145. ﹡Caspar Schwenckfeld de Gryfów Śląski ou de Greiffenberg en Silésie. Il a commencé à illustrer la zoologie de Silésie au sein de laquelle il traite des poissons de Silésie. Cet homme fut le Pline des Silésiens, docteur en médecine et d’abord praticien dans son pays ; ensuite, physicien de Hirschberg et premier médecin de Schaffgotsch et enfin poliater de la ville de Görlitz en Haute-Lusace. Il mourut en 1609, le cinquième jour avant les Ides de juin (le 9 juin) ; nouvelle version en allemand, 1705, 293 pages

Ses écrits :

Ménagerie de Silésie, dans laquelle, en six livres, l’auteur décrit en peu de mots la nature, le caractère et les propriétés des animaux, c’est-à-dire des quadrupèdes, des reptiles, des oiseaux, des poissons et des insectes.
À Legnica chez Bartholomäus Voigt et David Albert, 1604, in-quarto.
De même, dans la même ville, 1603, par Nikolaus Schneider, in-quarto.
Il a écrit, en outre, le Catalogue des plantes et des fossiles de Silésie.

En l’an 1624,

150. ﹡Ichtyologie et nomenclature des animaux des mers, fleuves et lacs, qu’on trouve fréquemment dans les florissants duchés de Schleswig-Holstein et le marché très peuplé d’Hambourg, avec des représentations, de brèves descriptions et des explications de la plus grande partie possible des espèces recherchées. Par Stephan von Schonefeld docteur en médecine et habitant d’Hambourg.
151. À Hambourg, chez le libraire Heringianus, 1624, in-quarto

Contenu :

1. 1. Soixante-dix-huit pages, soit trente-neuf feuilles, avec, incluses, une dédicace et une préface au lecteur, sans compter les deux index contenant les noms des poissons, l’un en latin et l’autre en allemand.2. 2. Il ne suit pas du tout de méthode, mais il classe toutes les créatures aquatiques selon l’alphabet. Il néglige la division en livres et chapitres, selon la coutume des anciens.3. 3. Il fait mention non seulement de poissons, mais aussi d’insectes, de quadrupèdes et de quelques amphibiens.

Jugement sur l’œuvre :

1. 4. Les descriptions, dont une grande partie est tirée de Rondelet, mais en plus bref, sont peu développées et imparfaites ; cependant, il conserve souvent le texte même de Rondelet, au mot près. Les synonymes des auteurs sont rarement ajoutés, mais il énumère scrupuleusement les noms donnés régionalement. Il ne décrit ni ne discerne la différence et la description des genres et des espèces, et ne réunit pas en un même point du livre les différentes espèces d’un même genre, sauf pour les aselli et les mustelæ ; mais il sépare de manière surprenante la plupart des autres espèces et leurs genres, les distingue et les répartit parce qu’il est nécessaire de suivre l’ordre alphabétique.2. 5. Cependant, l’œuvre de notre auteur devra être chaudement louée, car, à ma connaissance, il a été le seul à décrire quelques poissons inconnus de la mer Baltique.3. 6. À la fin, on a ajouté sept planches sur cuivre, mais particulièrement pas soignées, qui présentent treize représentations de poissons côte à côte.
152. ﹡Juan Eusebio de Nieremberg, Histoire de la Nature, surtout étrangère, en 16 livres, dans lesquels l’auteur décrit les mystères très rares de la nature, ceux relatifs à l’astronomie aussi, et des animaux inconnus des Indes : quadrupèdes, oiseaux, poissons, reptiles, insectes et zoophytes ; il décrit des plantes, des métaux, des pierres et d’autres minéraux, les origines des fleuves et des éléments, ainsi que des propriétés médicales. Il expose de nouvelles et très curieuses questions et plusieurs passages de l’écriture sainte sont savamment expliqués et s’ajoutent deux livres sur des faits naturels étonnants et miraculeux en Europe – De même, un livre sur le même sujet en terre promise chez les Hébreux. À Anvers, 1635, chez Balthasar Moretus, in-folio.
153. ﹡De l’allemand Georg Marcgrave de Liebstadt, les huit livres d’Histoire des espèces du Brésil parmi lesquels il traite, dans les trois premiers livres, des plantes ; dans le quatrième livre, des poissons ; dans le cinquième livre, des oiseaux ; dans le sixième livre, des quadrupèdes et des serpents ; dans le septième livre, des insectes ; et dans le huitième livre, de la région elle-même et de ses habitants. Avec un supplément sur les Tapuyas et les Chiliens. Johannes de Laet, d’Anvers, a ordonné, ajouté des annotations, complété les diverses omissions de l’auteur et illustré l’œuvre.
154. À Leyde, chez Franciscus Hackius et à Amsterdam chez Lodewijk Elzevier, 1648, in-folio, avec des gravures sur bois.

Vue d’ensemble :

1. 1. L’œuvre entière contient 293 pages, sans compter la préface et l’index.2. 2. Le quatrième livre, sur les poissons, est composé de 22 chapitres parmi lesquels, 18 traitent réellement des poissons tandis que le reste traite des insectes, crustacés et zoophytes. Le quatrième livre débute page 142 et se termine page 189, et il contient cent six images gravées sur bois.3. 3. Il n’y a aucune méthode car l’auteur ne suit pas l’ordre alphabétique. Concernant l’œuvre elle-même, Georg Marcgrave fut un observateur attentif et appliqué de la nature, mais, comme il n’a pas pu relier ces rares poissons brésiliens à leur espèce et les comparer aux poissons européens déjà décrits, l’étude est de très faible valeur et ne satisfait aucunement ceux qui sont plus avancés dans ce domaine. Il décrit environ 84 espèces distinctes ; cependant, les descriptions de certaines espèces de poissons sont si brèves qu’on ne doit pas les considérer comme décrits. Mais d’autres sont beaucoup plus longues et assez soignées dans les indications de couleur, le nombre d’écailles et les dimensions des parties : de sorte qu’il est évident que G. Marcgrave fut, à son époque, un zoologue consciencieux. Les images gravées sur bois sont grossières et sans importance.
155. ﹡Willem Piso, Les quatorze livres sur les espèces et les remèdes d’Inde, à Amsterdam, 1658, chez Lodewijk et Daniel Elzevier, avec gravures, in-folio.
156. Note : le troisième livre traite des animaux. Jakob de Bondt se fonde sur cette œuvre de la même manière : excepté les autres livres, il traite des animaux dans son cinquième livre.
157. ﹡Antonio Donati, Traité sur les simples, les pierres et les poissons de mer qui naissent sur le rivage de Venise, connus en grande partie grâce à Théophraste, Dioscoride, Pline, Galien et d’autres auteurs ; traité divisé en deux livres : dans le premier sont contenues les représentations des simples qui naissent sur ledit rivage, avec leurs propriétés ; dans le second, les représentations de certaines plantes étrangères, pierres et poissons de mer. À Venise, 1631.
158. Imprimé par Pietro Maria Bertano, avec des gravures sur cuivre, in-quarto.
159. ﹡Thomas Astaler, Parc de la mer Adriatique, etc. À Augsbourg, 1686, in-octavo, en allemand.
160. On y trouve aussi quelques poissons.
161. ﹡Philon le Chronographe, Secrets rapportés des temples comme le triple marin.
162. À Augsbourg, 1693, in-folio, en allemand.
163. On y trouve un certain nombre de poissons du Pont-Euxin, de la Propontide et de la mer Égée.
164. ﹡Ferrante Imperato, Histoire naturelle en 28 livres. On a ajouté quelques remarques de Giovanni Maria Ferro au livre 28. C’est la première fois seulement qu’une œuvre est traduite de l’italien vers le latin.
165. À Cologne, 1695, avec gravures, in-quarto.
166. ﹡Nehemiah Grew, Bibliothèque de la société royale, ou catalogue et descriptions des raretés naturelles et artificielles, etc. à laquelle on a ajouté l’anatomie comparative de l’estomac et des intestins. À Londres, 1681, imprimée par W. Raidlins pour l’auteur, avec des gravures sur cuivre, in-folio.
167. ﹡Christopher Merrett, Tableau des espèces britanniques contenant les végétaux, animaux et fossiles découverts dans cette île.
168. À Londres, 1667, chez Th. Roycroft, in-octavo.
169. ﹡Ulisse Aldrovandi, philosophe et médecin de Bologne, Cinq livres Sur les poissons et un livre Sur les cétacés.
170. Johannes Cornelius Uterverius, professeur de simples médicales au gymnasium de Bologne, les rassembla.
171. Marco Antonio Bernia les remit au goût du jour. Dédiés au très illustre et très respectable Francesco Vitelli, archevêque de Thessalonique. Nonce apostolique en la sérénissime République de Venise. Avec un index très fourni. Avec la permission des instances supérieures : à Bologne, chez Nicolò Tebaldini, 1638, in-folio, avec des images gravées sur bois.

Vue d’ensemble :

1. 1. Sept cent trente-deux pages, sans compter les deux préfaces, la totalité du privilège et les index latin, grec, italien, français, allemand, anglais, bohémien, hongrois, illyrien et polonais.2. 2. L’œuvre a été publiée à titre posthume par Johannes Cornelius Utervius qui l’a organisée en classes car Aldrovandi mourut avant de les prévoir.3. 3. Il divise surtout les genres ou grandes classes de poissons selon l’aspect de leur peau, selon qu’ils sont couverts d’écailles, pourvus d’une peau rugueuse ou d’une peau lisse ; ou selon que ce sont des poissons de mer, des lacs, des fleuves, etc.4. 4. L’œuvre entière est divisée en cinq livres. L’auteur étudie les cétacés dans un seul livre. Tous les livres sont divisés en chapitres : le premier livre, sur les poissons saxatiles, est composé de 25 chapitres ; le deuxième livre, sur les poissons des rivages, de 59 chapitres ; le troisième livre, sur les poissons de haute mer, de 68 chapitres ; le quatrième livre, sur les poissons anadromes, de 19 chapitres ; le cinquième livre, sur les poissons des fleuves, etc., est composé de 59 chapitres ; plus un livre sur les cétacés qui contient onze chapitres.5. 5. Dans chaque chapitre, et à plusieurs reprises, l’auteur ne décrit qu’un seul poisson, quelquefois plus d’un. Une image gravée sur bois accompagne la plupart des chapitres.6. 6. Sans compter quelques synonymes, on trouve l’étymologie, le genre, les différences et une description, mais aussi leur lieu d’origine, leur lieu de vie, leurs mœurs, les manières de les pêcher, les proverbes, les hiéroglyphes, leur utilisation dans la nourriture, en médecine, etc., mais l’ensemble est diffus et l’auteur va et vient continuellement des auteurs très anciens jusqu’à la nausée.7. 7. Il a principalement tiré ses descriptions de Salviani, Belon, Rondelet, Gesner, etc. Peu d’entre elles lui sont propres.
172. ﹡Ulisse Aldrovandi, Patricien de Bologne, Histoires des serpents et des dragons, en deux livres.
173. Bartholomeo Ambrosini, professeur ordinaire en médecine des simples à l’université de Bologne et aussi intendant du jardin botanique et de cette bibliothèque de l’illustre Sénat de Bologne, a agencé cette œuvre par un travail très important. Dédié au très illustre, vénérable et excellent homme Francisco Peretti, abbé principal de Venafro, marquis de Mentana et comte très méritant de Celano. Avec un index très riche des éléments mémorables et des différentes langues. Aux frais de Marco Antonio Bernia, libraire de Bologne. À Bologne, chez Clemente Ferroni, 1640, avec la permission des instances supérieures. In-folio, avec des gravures sur bois.

Contenu :

1. 1. Quatre cent sept pages, sans compter les deux préfaces, la totalité du privilège et les index en latin, en grec et dans d’autres langues.2. 2. L’œuvre entière se divise en deux livres, eux-mêmes organisés en chapitres : ainsi le premier livre se divise, en 22 chapitres qui traitent des serpents à proprement parler, et dans une grande partie, réellement, de leur existence ; tandis que le second livre contient seulement six chapitres qui traitent des dragons, basilics, etc., et dont la plus grande part, si ce n’est la totalité est imaginaire.3. 3. Il ne respecte aucune méthode, pas même l’ordre alphabétique, mais il ordonne tout selon son envie.4. 4. Les descriptions sont très imparfaites : la plupart sont naturellement tirées des anciens Grecs et Arabes, peu de choses lui sont propres, voire rien. Autrement, il traite de manière diffuse des autres éléments concernant les serpents et les dragons et ne se rapportant pas précisément à l’Histoire naturelle, de sorte que presque tous les chapitres comportent des synonymes, une étymologie, des différences de genres (physionomique et parfois anatomique) de nature (sympathie ou antipathie) ; dans presque tous les chapitres on trouve aussi des informations sur l’accouplement, la reproduction, le lieu de vie, le tempérament, la manière de les prendre ; pour le venin, les symptômes, les remèdes, les précautions à prendre ; mais chaque chapitre ou presque comporte également des épithètes, des dénominations, des morales, des proverbes, des miracles, des hiéroglyphes, parfois des représentations, des emblèmes et des symboles, des figures de l’esprit, des simulacres. L’auteur rappelle des utilisations possibles dans l’alimentation, en médecine, et dans divers domaines, etc. Certains d’entre eux ont leur utilisation dans l’histoire des animaux, pourvu qu’ils soient mentionnés très brièvement. Et Aldrovandi compile divers auteurs de manière si diffuse et sans beaucoup de méthode ; cela lui arrive, parce qu’il ne produit rien si ce n’est l’ennui pour le flair subtil des lecteurs.
174. Ulisse Aldrovandi, Patricien de Bologne, docteur en Philosophie et Médecine, et aussi professeur, fut contraint dans sa vieillesse à ce qu’on rapporte, à une extrême pauvreté et devint aveugle. Il mourut le 4 mai 1605.
175. Sans compter les cinq livres sur les poissons, il a écrit 20 livres sur les oiseaux ; 4 livres sur Les animaux qui n’ont pas de sang ; 7 livres sur Les insectes ; un volume sur Les quadrupèdes solipèdes ; une Histoire des quadrupèdes fissipèdes ; 3 livres sur Les quadrupèdes fissipèdes vivipares ; 2 livres sur Les quadrupèdes fissipèdes ovipares ; 2 livres sur l’Histoire des serpents et des dragons ; 2 livres sur l’Histoire de dendrologie naturelle ou de la nature des arbres ; un Musée du métal avec une Histoire des monstres, etc. On dit qu’il a rédigé 120 traités.
176. ﹡Jan Jonston, docteur en médecine, a composé les cinq livres de l’Histoire naturelle sur les poissons et les cétacés avec des images gravées sur cuivre.
177. À Francfort-sur-le-Main, aux frais de Matthäus Merian, 1649, in-folio.
178. Deuxième édition, à Amsterdam, 1657, chez Jan Jacobsz Schipper, avec des images gravées sur cuivre, in-folio.
179. Troisième édition, à Amsterdam, 1718, dans le Théâtre des animaux de Jan Jonston.

Vue d’ensemble :

1. 1. Deux cent vingt-huit pages, avec une préface qui a été écrite à Leszno en Pologne en 1649.2. 2. La totalité de l’œuvre est divisée en cinq livres ou plutôt titres, les titres sont divisés en chapitres, ceux-ci en articles et les articles sont parfois composés de points, comme il les appelle.3. 3. Quant à sa méthode, pour le passage sur les poissons, il suit celle utilisée par Rondelet et Aldrovandi : ainsi, le premier livre traite des poissons de mer, le second comporte les poissons vivant dans les mers et les fleuves, le troisième contient les poissons des fleuves et renferme ceux des lacs, le quatrième énumère les poissons exotiques et le cinquième, les cétacés. Chaque livre se divise en titres, en chapitres et en articles, mais à cause de la multitude et de la confusion, nous laissons ces séparations de côté, à dessein4. 4. La totalité de l’œuvre est une copie et une compilation d’Aldrovandi principalement, mais aussi de Belon, Rondelet, Gesner, Marcgrave, Nieremberg et d’autres. Aucune observation ne lui est propre, de sorte que notre auteur doit être seulement considéré comme un abréviateur zélé d’Aldrovandi et des autres auteurs.5. 5. À la fin, on a ajouté 47 planches sur cuivre, qui comportent des représentations de poissons assez belles, Ce qui constitue la partie la plus importante dans toute l’œuvre : cependant, ces images de poissons ne sont pas nouvelles, mais tirées de divers autres auteurs chez qui elles existent, elles-mêmes très différentes et en grand nombre.
180. Jan Jonston, Histoire des faits étonnants de la nature, séparés en dix catégories. Parmi lesquelles, les merveilles :
1. I. Du ciel.2. II. Des éléments.3. III. De l’espace.4. IV. Des fossiles.5. V. Des plantes.6. VI. Des oiseaux.7. VII. Des quadrupèdes.8. VIII. Des animaux dépourvus de sang.9. IX. Des poissons.10. X. De l’homme.
181. À Amsterdam chez Willem Jansz Blaeu, 1632, douze.
182. Seconde édition, au même endroit, 1665, in-douze.

Vue d’ensemble :

1. 1. 501 pages sans compter la préface.2. 2. Dans la neuvième catégorie, comme le titre l’indique, il traite des poissons, soit de la page 407 à la page 431.3. 3. Cette catégorie (§ 2) est, comme les autres, divisée en chapitres, on en trouve 22. Dans chaque chapitre, l’auteur traite d’un, de deux ou parfois de trois poissons. Ces derniers sont eux-mêmes disposés dans le seul ordre alphabétique. Le nombre total de poissons que l’auteur s’efforce de décrire s’élève à 42.4. 4. Le contenu provient des observations des autres auteurs et pas un mot n’est le fruit de son observation, de sorte que presque tous les écrits en science naturelle de cet auteur sont des compilations. Cela fait que cette Histoire des faits étonnants n’a presque aucune utilité.
183. ﹡Walter Charleton, docteur en médecine, médecin ordinaire du roi de Grande-Bretagne Charles II et sociétaire du collège de médecine de Londres.
184. Onomastique animale, montrant les différences et les noms propres, en beaucoup de langues, de la plupart des animaux. À laquelle on a ajouté un supplément anatomique et un supplément sur les différents genres des fossiles. À Londres, chez James Allestrye de la Société Royale des imprimeurs, 1668, in-quarto avec douze gravures.

Vue d’ensemble :

1. 1. 309 pages, sans compter les deux préfaces et l’index.2. 2. Le premier livre traite des quadrupèdes, de la page 1 à la page 24 ; le deuxième, des amphibiens, de la page 24 à la page 25 ; le troisième, des insectes, de la page 36 à 61 ; le quatrième, des oiseaux, de la page 61 à la page 119 ; le cinquième, des poissons, de la page 119 à la page 191 ; le sixième, des mollusques, crustacés, animaux à carapaces et zoophytes, de la page 193 à la page 195 ; le septième correspond au supplément anatomique, de la page 195 à la page 213 et le huitième traite des différents genres de fossiles.3. 3. En ce qui concerne les animaux aquatiques, l’auteur sépare généralement les sanguins des animaux dépourvus de sang. Il compte parmi ces derniers les poissons à proprement parler et quelques quadrupèdes aquatiques. Il considère comme dépourvus de sang, les mollusques, crustacés et animaux à carapace qu’il a aussi incorporés dans la catégorie des poissons.4. 4. Il a séparé les poissons, à proprement parler, suivant la méthode d’Aldrovandi : par lieu de vie et selon ce qui recouvre leur corps : c’est en effet à partir de ces points qu’il déduit surtout des catégories.5. 5. Il est assez attentif et précis pour trouver la signification des noms de genres : il retient les noms spécifiques de la plupart, il emploie parfois ses propres dénominations, mais il n’y a pas de synonymes des auteurs. Très curieux pour recenser les noms utilisés dans les provinces anglaises, mais on ne trouve généralement aucune description des espèces, et s’il y en a parfois, elles sont très brèves.6. 6. Dans la mesure où cet homme très savant a recueilli cette encyclopédie zoologique de divers auteurs, on ne peut le considérer comme un ichtyologue à proprement parler.
185. ﹡L’Allemand Paul Neucrantz de Rostock, docteur en philosophie et en médecine, et physicien ordinaire de Lübeck, a écrit une réflexion médicale sur le hareng, sous le titre :
186. Paul Neucrantz, Sur le hareng, réflexion médicale, dans laquelle les bienfaits très recherchés et la très grande réputation du plus important des poissons sont admis et revendiqués.
187. À Lübeck, 1654, chez Gottfried Jäger, in-quarto.
188. Il mourut en 1671, le 24 mai, à l’âge de 66 ans.
189. ﹡Robert Sibbald a publié, en 1692, une étude des baleines.

Vue d’ensemble :

1. 1. Il établit quatre manières de différencier les baleines : dans un premier temps, il trie les baleines par ordre de grandeur ; dans un deuxième temps, selon le nombre de nageoires ; dans un troisième temps, suivant leur système de respiration : certaines ont en effet un évent dans le rostre, d’autres des narines ; dans un quatrième temps, suivant leur constitution orale : car les unes ont des dents, d’autres ont des lames de corne.2. 2. Après cette annonce (§ 1), il divise son traité en trois sections : la première contient les baleines plus petites qui ont des dents tant sur les deux mâchoires que sur une seule, qu’elles aient un évent ou des narines ; la deuxième contient les baleines plus grandes, qui n’ont des dents que sur la mâchoire inférieure, avec deux ou trois nageoires, et ayant des dents recourbées finissant en pointe ou moins courbées, finissant aplaties ; la troisième section contient les baleines portant, sur la mâchoire supérieure, des lames de corne, qui ont soit un évent, soit des narines et qui ont enfin trois nageoires.3. 3. Il énumère et décrit neuf espèces.
190. ﹡Francis Willughby, écuyer, quatre livres sur l’Histoire des poissons, publiés aux frais et avec l’accord de la Société Royale de Londres
191. Dans lesquels, non seulement, il traite des poissons comme genre, mais, toutes les espèces, tant celles transmises par d’autres que celles qui sont nouvelles, nombreuses et qui ne sont pas encore bien connues, sont aussi décrites soigneusement, selon une méthode respectant une organisation naturelle. Les représentations de celles-ci, autant qu’elles sont, peuvent toutes être considérées comme ayant été dessinées d’après nature, ou imprimées d’après les meilleurs exemples ; elles figurent là pour embellir les descriptions, gravées sur cuivre, avec beaucoup d’élégance, par la main de l’artiste. Avec un appendice comportant les histoires et les observations recueillies dans le supplément de l’œuvre.
192. La totalité de l’œuvre a été corrigée, harmonisée et complétée ; on a ajouté le premier et le deuxième livre en entier.
193. John Ray de la Société Royale d’Oxford, du Sheldonian Theatre, 1686, in-folio.

Contenu :

1. 1. Trois cent quarante-trois pages, sans compter la préface de J. Ray. 30 pages composent l’appendice, excepté l’index des noms des poissons.2. 2. L’œuvre entière est divisée en quatre livres ; les livres, en sections ; celles-ci, en chapitres et parfois certains sont divisés en parties, qui sont ensuite divisées en chapitres et les chapitres qui sont parfois divisés en paragraphes.3. 3. Le premier livre traite des poissons comme genre et contient 12 chapitres dont :
1. Le premier : définition du poisson.2. Le deuxième : parties externes des poissons.3. Le troisième : dissection rapide des poissons.4. Le quatrième : audition des poissons.5. Le cinquième : les branchies et la respiration des poissons.6. Le sixième : les autres parties internes.7. Le septième : la vessie natatoire.8. Le huitième : les mouvements des poissons.9. Le neuvième : la génération des poissons.10. Le dixième : la nourriture, l’âge et les autres éléments concernant les poissons.11. Le onzième : la répartition des poissons.12. Le douzième : catalogue des poissons anglais.
4. 4. Le deuxième livre traite des cétacés ou monstres des mers et il est composé de neuf chapitres, dans chacun desquels, à l’exception du premier, on décrit une espèce de cétacés.5. 5. Le troisième livre traite des poissons cartilagineux par espèce, et trois sections le divisent : la première contient 17 chapitres sur les poissons longs cartilagineux ; la deuxième, sur les poissons cartilagineux plats et les raies, compte 21 chapitres ; et la troisième contient 4 chapitres sur les poissons cartilagineux ovipares.6. 6. Le quatrième livre traite de tous les poissons ovipares, dont la plupart ont des piquants sur la peau, et il est divisé en cinq sections.7. 7. La première section renferme les poissons plats, ovipares, recouverts de piquants qui nagent, allongés de côté ; en un mot : le genre rhombinum et compte 17 chapitres.8. 8. La deuxième section contient les poissons anguilliformes, ou lisses, glissants et allongés, c’est-à-dire le genre des anguilles, des mustela, etc. Et contient 29 chapitres qui sont parfois divisés en longs paragraphes.9. 9. La troisième section renferme les poissons au corps arrondi voire sphérique : le genre orbiculaire, etc., et compte 14 chapitres, eux-mêmes parfois séparés en paragraphes.10. 10. La quatrième section traite des poissons recouverts de piquants, dont les11. dards des nageoires dorsales sont mous et flexibles ; quatre parties la composent.12. 11. La première partie contient les poissons dotés de trois nageoires sur le dos, ou genre des Aselli, et est composée de 10 chapitres.13. 12. La deuxième partie présente les poissons avec deux nageoires sans piquant sur le dos, et renferme 15 chapitres dont la plupart contiennent, au sein de longs paragraphes, la description complète d’un seul poisson. Cette partie classe, sans compter deux espèces d’aselli, celles du genre des thons, des truites, des goujons et de plusieurs autres poissons n’appartenant pas à ces genres.14. 13. La troisième partie traite des poissons de mer, qui ont une seule nageoire dorsale, molle, et elle contient 25 chapitres dont certains sont divisés en longs paragraphes.15. 14. La quatrième partie contient des poissons des fleuves, sans dents, ou le genre des carpes, et s’étend sur 34 chapitres.16. 15. La cinquième et dernière section décrit les poissons dont les nageoires dorsales ont des épines acérées ; cette section se subdivise en deux parties.17. 16. La première partie contient des poissons armés de piquants qui ont deux nageoires dorsales : dont la nageoire antérieure est dotée d’un piquant, il s’agit aussi du genre des grondins ou milans. Cette partie est divisée en 25 chapitres dont certains sont de longs paragraphes, contenant la description complète d’un seul poisson.18. 17. La seconde partie englobe les poissons armés de piquants à une nageoire dorsale dont les épines, à l’avant sont piquantes tandis qu’elles sont souples à l’arrière. Cette partie contient 56 chapitres, divisés parfois en paragraphes.19. 18. Un appendice de l’histoire naturelle des poissons a été ajouté à la fin du livre. Il contient d’abord les poissons de l’Inde orientale décrits par Johan Nieuhof, puis des suppléments variés concernant l’œuvre elle-même ajoutés par John Ray, Schwenckfeld, Tyson, Johnson, Martin Lister, Tancred Robinson, etc. de même que l’épilogue de l’œuvre.20. 19. Les lamproies sont une nourriture très appréciée des aselli. 2° Pour trouver les nourritures particulières des poissons, il est nécessaire de fréquemment disséquer leur estomac et d’observer soigneusement leur contenu. 3° Willughby a fréquenté et examiné attentivement, pour décrire les poissons, les principaux ports anglais et les marchés aux poissons des principales villes et marchés de Belgique, d’Allemagne, d’Italie et de France. 4° Il critique Guillaume Rondelet parce qu’il avait multiplié, plus que nécessaire, les espèces ; qui en effet, a observé autant d’espèces de muges, de soles, etc., que Rondelet en a décrit surtout quand on ne connaît qu’une espèce de muge ?
194. Francis Willughby, Ichtyographie, dédiée au très remarquable Maître Samuel Pepys, Président de la Société Royale de Londres, à l’assemblée et à ses membres.
195. On a noté avec †, un grand nombre d’images inconnues que Paul Van Sommer a créées et gravées à Londres.
196. Aux frais de la Société Royale de Londres, 1685, en grand folio.

Contenu :

1. 1. Cette œuvre a été imprimée à Londres et ne contient aucune description ; on n’y trouve que les noms et les illustrations.2. 2. On trouve, dans la totalité de l’ouvrage, cent quatre-vingt-huit feuilles ou planches gravées sur cuivre.3. 3. Chaque feuillet ou planche contient une seule image gravée sur cuivre, parfois deux voire trois, rarement quatre ou cinq, encore plus rarement six ou sept et quasiment jamais huit.4. 4. Les images sont très nombreuses et en dehors des images nouvelles, elles sont tirées de Marcgrave, Rondelet, Belon, et plus rarement de Gesner, Salviani, Schonefeld, Frasier et Baltnerus.5. 5. On distingue les feuilles, ou planches gravées sur cuivre par les lettres A, B, C de cette manière : A1, A2, B1, B2, etc. Les poissons, quand plusieurs sont représentés ensemble sur une même planche, sont accompagnés d’un numéro : 1, 2, 3, 4, etc.6. 6. Les planches en appendice, à la fin de l’œuvre, ne sont pas distinguées par des lettres, mais on note « première planche », « deuxième planche », « troisième planche » et ainsi de suite : on en trouve dix numérotées ; de la même manière qu’on l’a indiqué dans le paragraphe 5, les poissons sont numérotés 1, 2, 3, etc.7. Jugement :8. 7. Les images de Marcgrave sont les plus grossières de toutes, celles de Rondelet et Belon, un peu meilleures, cependant, les images grossières de Gesner semblent plus soignées que celles de Rondelet, et celles de Schonefeld et Salviani sont assez belles. Les images nouvelles, marquées par le signe † sont semblables à celles de Salviani et souvent assez belles ; de même les images de Frasier, celles de L. Baltnerus sont très belles et sont les plus soignées de toutes.9. 8. Les images inconnues, comme les autres, ne sont pas gravées par un même graveur sur cuivre et pour cette raison, elles varient beaucoup dans la qualité et le soin de l’esquisse, de sorte que l’une est toujours plus ou moins soignée qu’une autre.10. 9. Paul Van Somer, dont le nom est présent sur le frontispice, a gravé quelques images, mais celles-ci ne sont pas très bonnes.11. 10. Toutes les planches ont été gravées, payées par des membres de la Société ; c’est principalement le président Samuel Pepys qui a offert 60 planches, gravées à ses frais.

Au dix-huitième siècle,

﹡Tycho Lassen s’est distingué en 1707.
﹡John Ray, Inventaire méthodique des poissons.
En vente à Londres, chez W. Innys, sous les enseignes du Prince, sur la place au nord de Saint-Paul, 1713, in-octavo, avec des gravures sur cuivre.

Contenu :

1. Cent soixante-six pages sans compter les deux index.2. À la fin, on a ajouté deux tables gravées sur cuivre qui contiennent douze images de poissons de Cornouailles.3. L’œuvre est posthume.4. Le petit livre en entier est tiré et est abrégé de l’Ichtyologie de Willughby ; à la fin, ont été ajoutées quelques descriptions de poissons peu communs, issues des voyages de Rochefort et Du Tertre, par sir Hans Sloane et George Jago de la paroisse de Loœ.5. La méthode est la même que celle chez Willughby : en effet sont décrits 1° les cétacés ; 2° les poissons cartilagineux longs et larges ; 3° les poissons plats ; 4° les anguilliformes comme la murène, les lamproies de mer, les serpents, les congres, les ammodytes, les serpents, les ténias, le loup de mer et le carapo ; 5° les poissons-lunes, les ostracia, les hystrices, l’hippocampe, les syngnathes, les monoceri caprisci de la Société Royale Anglaise avec le guapervis, le scolopax, le stromateus, le môle, les espadons, le guebucu, etc. ; 6° les morues ; 7° les maquereaux ; 8° les corégones, les saumons et les éperlans ; 9° les claria ou lotes, le silure, le misgurnus, le ténia rouge, le rémora, le blennius, les alaudæ, le punaru, l’exocœtus, le genre pholis, le genre liparis, le genre phycis ; 10° les goujons, avec le cottus, le lumpus, le cataphractus et la tamonta ; 11° les diptyrygii, le dracunculus rond, l’anguille, le genre atherina ; 12° les poissons exotiques : l’amore taruca d’alto, la piracoaba, et le prabucu ; 13°. six espèces de bagra ; 14° le loup, le genre sudis, le muge, le curema, le parot et les guacari ; 15° les ligyri et les ombrines ou les coracini, l’uranoscope, les perches, le sanglier et l’abacatuaia ; 16° : des monopterygii : l’hippurus avec le guaracapema, le novacula, le nautile, le narval plus petit R. S. Angl. le nhequnda, le paru, les acaraunæ, le guarerua, le hareng avec aussi tout le genre des clupea, blicca et la murène d’Argentine de Schonefeld, l’umbarana, le camapugnacu, l’esox ou l’aiguille et le brochet, le piranha et le matura, tareira de Rio, l’esturgeon avec le genre attilus, le beluga et l’ichthyocolla ; 17° le genre des cyprini avec les cobitidæ et la loche de rivière cornue de Schonefeld, le piquitinga, le guaruguam et le piaba ; 18° des monopterygii : les spares, le genre labrus, la perche marine, le genre des scorpænæ, le genre des cernuæ avec le schrollo et le sehraitzer, la sigouine de roche, semblable aux Scorpænæ, les épinoches sans compter les poissons américains ; 19° quelques poissons indiens tirés de Nieuhof ; 20° sept poissons tirés de Rochefort et du Tertre ; 21° 14 poissons jamaïcains de sir Hans Sloane ; 2 les mulets, le genre trachinus, les trachuri, les maigres ou les bonites à dos rayés ; 22° catalogue des poissons peu communs de Cornouailles par George Jago.6. Aucune classe, ou ordre, ni section ne divise l’ensemble du petit livre. Les descriptions sont beaucoup plus brèves et beaucoup plus imparfaites que chez Willughby. En effet, il omet tout à fait l’essentiel ou le nombre d’arrêtes ou de petits os dans les nageoires.7. En page 4, il décide à tort de ne pas donner les remarques essentielles, qui sont communes aux cétacés, comme les autres poissons intégrés à des genres particuliers ; donc il conclut que les cétacés ne sont pas des poissons à proprement parler, mais seulement, que ces animaux aquatiques qui respirent grâce à des branchies doivent être considérés comme des poissons.8. Il entreprend très généralement de diviser les poissons suivant leur mode de respiration et s’en tient toujours à cette méthode.
﹡Gabriel Rzączyński, Histoire naturelle soignée du royaume de Pologne, du grand duché de Lituanie et des provinces annexes, divisée en 20 fr., tirée d’auteurs estimés, en préservant leurs propos originaux, en plusieurs passages, issue de manuscrits variés, [de récits] de témoins oculaires, de récits dignes de foi et d’expérience directe.
À Sandomierz, 1721, in-quarto.
﹡François Valentyn fut un prêtre belge sur l’île d’Ambon, de Banda, etc. en Indonésie. Dans la troisième partie de sa Description d’Ambon, de Dordrecht et d’Armsterdam, publiée en 1726, in-folio, dans la langue des Belges, il décrit des poissons d’Ambon etc. : cela occupe les pages 330 à 510, soit jusqu’à la fin de la troisième partie.

Critique :

1. Tous les poissons sont disposés de manière confuse, sans suivre de méthode : il donne le nom étranger de chacun des poissons et pour la plupart, l’équivalent dans la langue d’Ambon auxquels il joint celui dans la langue des Belges.2. Les descriptions de la Belgique sont très imparfaites et il s’inquiète avant tout des couleurs, particularité extrêmement variable.3. Il ignore complètement ce que sont un genre et une espèce et cela n’est pas étonnant puisque c’est un défaut habituel à de nombreux récits de voyage.4. Les images sont, certes, gravées sur cuivre, mais la plupart sont grossières et à celles-ci on a ajouté des images fantaisistes, gravées sur bois ou autres, tout à fait semblables à celles qu’on trouve chez Henricus Ruysch.5. On trouve environ 480 images de poissons ainsi que quarante images de, mais même si on trouvait mille images et descriptions pratiques, cependant cela ne mériterait aucune louange et on conseillera de ne jamais le louer puisqu’il ne savait pas rattacher un seul poisson à son propre genre. Il a également laissé un grand nombre d’écrits (mais bien sûr !)6. En un mot : ce livre belge est écrit de telle sorte qu’il ne peut en aucune manière souffrir un regard d’érudits ou de spécialistes véritables en histoire naturelle.
﹡Frederik Ruysch a écrit, en 1710, un Théâtre universel de tous les animaux : poissons, oiseaux, quadrupèdes, animaux dépourvus de sang, vivant dans l’eau, insectes et serpents ; agrémenté de 260 planches issues d’œuvres d’auteurs autant anciens que plus récents : Aristote, Théophraste, Dioscoride, Élien, Oppien, Pline, Gesner, Aldrovandi, Wotton, Turner, Moffet, Agricola, Boèce, Baccio, Ruveo, Schonefeld, Freygio, Mattioli, Tabernæmontanus, Baubino, Ximene, Bustamante, Rondelet, Belon, Cæsius, Thevet, Marcgrave, Piso ; l’ouvrage a été rassemblé avec un très grand soin par Jan Jonston, et enrichi de plus de trois cents poissons, découverts très récemment, des Indes orientales et de ces terres que personne n’avait vues jusqu’alors. Avec une énumération des maladies dont les remèdes sont tirés de ces animaux et une indication de ceux dont on peut aussi tirer des remèdes.
Par le soin d’Henricus Ruysch, docteur en médecine, à Amsterdam.
Les 6 parties sont rassemblées en deux tomes.
Le tome 1, à Amsterdam, est disponible chez R. et G. Wetstein, 1718, in-folio, avec gravures.

Vue d’ensemble :

1. La première partie sur les poissons contient d’abord une nouvelle collection des poissons d’Ambon par Henricus Ruysch qui comporte 40 pages et 20 planches gravées sur cuivre, sans compter les deux préfaces et ensuite, elle contient une histoire naturelle de J. Jonston sur les poissons, qui comporte 160 pages et 48 planches, sans compter une préface et trois index.2. Dans cette collection - même de poissons inconnus -, Henr. Ruysch n’utilise aucune méthode, mais range les poissons sans ordre, selon son envie.3. La majeure partie de ces poissons sont désignés par leur dénomination belge, mais certains poissons conservent leur nom en langue d’Ambon. La description même est sans cesse incomplète, brève, incertaine, tout à fait imparfaite et n’est presque d’aucune utilité, car les poissons sont décrits ici non pas selon une méthode, mais selon le rapport de gens du peuple.4. Les images sont, pour la plus grande partie, grossières, ou plutôt, elles sont parfois fausses et bizarres ou éloignées d’une image réelle, toutes sont petites. Ce que sont le genre et l’espèce, notre auteur ne le comprend pas.5. En un mot : les poissons sont ici décrits de la même manière qu’il est habituel de le faire en général lors de voyages maritimes, ce qui fait qu’il peut difficilement recevoir un grand éloge en ce siècle exigeant.6. Enfin il convient de s’étonner que notre auteur Jonston s’occupât d’être publié dans une nouvelle édition puisque Jonston est seulement un rapporteur et qu’il a copié tout le contenu de son œuvre d’autres auteurs : il a mêlé de nombreux récits fabuleux et faux à des éléments véridiques (voir plusieurs passages plus haut : § 4 p. 44 et § 4 p. 45.)
Une descriptions de trois cents animaux c’est-à-dire oiseaux, poissons, serpents et insectes, etc.
À Londres, 1734, in-douze, avec gravures, en anglais.

Vue d’ensemble :

1. 213 pages sans compter la préface et l’index.2. Il décrit d’abord les quadrupèdes, ensuite les oiseaux3. Et en troisième lieu, les poissons, de la page 149 à la page 190, le reste traite des amphibiens, des serpents et des insectes.4. Il n’observe aucune méthode, mais dispose les poissons selon son envie. Les descriptions sont imparfaites. Il ne cite aucun nom ni générique ni spécifique issus des auteurs, mais il énumère seulement les noms anglais des poissons, des oiseaux, etc. Les images, gravées sur cuivre, sont petites, mais elles sont assez soignées, une très grande partie est tirée, bien sûr, de Willughby.5. En un mot : le traité a été écrit sans suivre de méthode, mais son but principal est que les enfants apprennent à le lire bien volontiers grâce aux images et à la variété des matières.
﹡Dissertation médico-physique sur les poissons que, avec l’accord de la faculté sous la présidence du très expérimenté et très important, Maître Lars Roberg, docteur en médecine théorique et pratique et professeur ordinaire de la très importante faculté royale de médecine d’Uppsala, soumet modestement à l’examen public des érudits, Sudermann, disciple royal de Johann Gabriel Gering, dans l’auditorium Gustave le Grand, le 8 juillet 1727.
à Uppsala sous les presses de Werner, in-quarto.

Vue d’ensemble :

1. 26 pages, sans compter la dédicace et les images soit trois planches et demi.2. Des poissons, au nombre de neuf, sont décrits ouvertement dans cette dissertation, connus et déjà décrits par des auteurs en ichtyologie, sans compter quelques autres poissons mentionnés en passant ; ces neuf poissons cités précédemment sont les suivants : la lamproie de rivière, l’ainor, l’anguille, la lote de rivière, le silure, l’aiguille, l’asellus varié, le saumon, le spirinchus de Schonefeld et l’albula du même Schonefeld.3. Les descriptions des parties extérieures sont principalement tirées de Willughby et Schonefeld. La dissection de certains poissons précités, ou description des parties internes a été ajoutée par le très expérimenté L. Roberg.4. Divers éléments philologiques et pratiques sont aussi ajoutés aux descriptions ichtyologiques.5. À la fin, on trouve quelques images dont les principales ont été gravées sur cuivre. Cela montre les écailles de l’anguille dessinées par Lœvenhœckius, le reste gravé sur bois représentent l’intérieur du spirinchus, de la lote, etc.
﹡Le père Labat, dans son Périple des îles françaises à l’Amérique, qui est publié d’abord en langue française et puis en néerlandais, à Amsterdam, 1725, in-quarto, présente environ neuf images de poissons, il en décrit cependant un plus grand nombre. Mais, ses descriptions comme dans les autres récits de voyages sont très imparfaites et n’ont presque aucune utilité.
Les noms des poissons représentés par une gravure sont les suivants : le requin ou chien de mer partie 1 p. 6 : c’est le requin ou lamie ; le poisson-lune, l’assiette et l’orphie p. 95 dont les deux premiers semblent appartenir au genre des Chædonti ou plutôt, le poisson-lune correspond à l’abacataja de Marcgrave alors que l’orphie est l’aiguille d’Oppien ; les espèces becune et bonito p. 168 dont le dernier appartient à l’espèce du maquereau ; le lamantin p. 201, 292-293 et 295 et le monatus de Rondelet, le poisson armé, part. 4 p. 100 font partie du genre des ostracia.
Le carangue, poisson de mer p. 103 : un poisson que je ne connais pas.
Rochefort aussi, dans son Histoire naturelle des Îles antillaises, a décrit ces mêmes poissons.
1. Pour qu’un lecteur dévoué puisse regarder attentivement en un coup d’œil les principaux auteurs en ichtyologie, comme sur un tableau en suivant la suite des siècles, j’ai jugé bon d’ajouter l’appendice suivant :

Au vingtième siècle après le Déluge :

En l’année
Aristote le Stagirite.3620. env.
Théophraste d’Érèse.

Au premier siècle après la naissance du Christ :

En l’an
Publius Ovide Nason.15 ou 16.
Caius Pline Secundus.

Au deuxième siècle après la naissance du Christ :

Claudius Élien.120.
Athénée de Naucratis.155.

Au troisième siècle après la naissance du Christ :

Oppien d’Anazarbe en Cilicie.210

Au cinquième siècle :

Decius Ausone.

Au septième siècle :

Isidore de Séville.630

Au treizième siècle :

Albert le Grand.

Au quinzième siècle :

En l’an
Théodore Gaza.1460.
Jean de Cuba.155.

Au seizième siècle :

Première année d’impression.
Gregor Mangolt : Suisse.
Nicolaus Marschalk : Allemand.1520.
Paolo Giovio : Italien.1524.
Benedetto Giovio : Italien.
Pierre Gilles : Français
Carolus Figulus : Allemand.1540.
Edward Wotton : Anglais.1551.
Pierre Belon : Français.1551 & 1555.
Guillaume Rondelet : Français.1554.
Ippolito Salviani : Italien.1554.
Conrad Gesner : Suisse.1558.

Au dix-septième siècle :

Caspar Schwenckfeld : Allemand.1604.
Stephan von Schonefeld : Allemand1604.
Ulisse Aldrovandi : Italien.1638.
Georg Marcgrave : Allemand. avec Jakob de Bondt1638.
Jan Jonston.1649.
Walter Charleton : Anglais.1668
Francis Willughby : Anglais.1685 & 1686.
Robert Sibbald : Écossais.1685 & 1686.

Au dix-huitième siècle :

John Ray : Anglais.1710 & 1713
Frederik Ruysch : Belge.1710
Henricus Ruysch, médecin,1718
François Valentyn, prêtre,1726
Tous les deux, de Belgique, peuvent être ajoutés aux autres bien qu’ils n’aient pas écrit dans le domaine.
2. Parmi ces auteurs, certains s’exprimaient de manière générale et systématique tandis que d’autres se tournaient en particulier vers l’ichtyologie.
Voici surtout ceux qui furent des ichtyologues systématiques :
Aristote.
Pline.
Isidore de Séville.
Albert le Grand.
Théodore Gaza : en tant que traducteur d’Aristote
Nicolaus Marschalk.
Edward Wotton.
Pierre Belon.
Guillaume Rondelet.
Ippolito Salviani.
Conrad Gesner.
Ulisse Aldrovandi.
Jan Jonston.
Walter Charleton.
Francis Willughby &
John Ray.
Les autres traitent de l’ichtyologie en particulier ; les uns cependant de manière plus précise et d’autres, de manière plus générale.
3. Les auteurs qui ont décrit les poissons vivant seulement à des endroits établis sont les suivants :
Ovide :Du Pont-Euxin.
Oppien :De la mer Adriatique
Decius Ausone :Du fleuve Moselle.
Gregor Mangolt :Du lac de Constance.
Paolo Giovio :De la mer Tyrrhénienne.
Benedetto Giovio :Du lac de Côme.
Pierre Gilles :De la mer proche de Marseille.
Carolus Figulus :Du fleuve Moselle.
Ippolito Salviani :De la mer Tyrrhénienne.
Caspar Schvenkfeld :De Silésie.
Stephan von Schonefeld :De Hambourg.
Georg Marcgrave :Du Brésil en Amérique.
Henricus Ruysch :D’Ambon.
François Valentyn, prêtreD’Ambon.
4. En ce qui concerne le style, Ovide, Oppien, Decius Ausone, Benedetto Giovio ont écrit en vers ; tous les autres, en prose. Pour ne rien dire désormais des auteurs perdus.
5. Les auteurs en ichtyologie qui ont repris presque tout leur contenu des autres auteurs sont les suivants :
Pline.
Élien.
Athénée.
Isidore de Séville.
L’auteur du livre Sur la nature des choses.
Albert le Grand.
Jean de Cuba.
Nicolaus Marschalk.
Conrad Gesner, en partie.
Ulisse Aldrovandi, en partie.
Jan Jonston.
Walter Charleton.
Et peut-être certains autres.
6. Si on observe la méthode, les uns n’ont suivi aucune méthode, d’autres l’ordre alphabétique, d’autres enfin une autre méthode dans leurs écrits ichtyologiques..
I°. Voici ceux sans méthode particulière :
Ovide.
Élien.
Athénée.
Decius Ausone.
Hildegarde de Bingen.
Paolo Giovio.
Benedetto Giovio.
Carolus Figulus.
Ippolito Salviani, dans sa propre œuvre, ou Histoire des poissons romains.
Henricus Ruysch, dans sa Description des poissons d’Ambon.
II. Ceux qui ont écrit en suivant l’ordre alphabétique :
Jean de Cuba.
Nicolaus Marschalk.
Ippolito Salviani, dans les planches des poissons
Conrad Gesner, dans ses éditions en latin. L’édition allemande a été réorganisée par Conrad Forer, selon la méthode de Rondelet.
Stephan von Schonefeld.
Jan Jonston, dans son Histoire des faits étonnants.
III. Voici les auteurs avec une méthode classés selon la méthode qu’ils utilisent :
1° Classement d’après le lieu de vie des poissons.
Oppien ; il observe cette méthode en quelque sorte.
Guillaume Rondelet.
Ulisse Aldrovandi.
Jan Jonston, dans l’Histoire naturelle des poissons.
Walter Charleton.
2°. Auteurs qui suivent une division très générale des cétacés, des poissons cartilagineux et des poissons recouverts de piquants.
Aristote.
Ed. Wotton se sert, en quelque sorte, de cette distinction. Elle est également suivie par les très renommés Francis Willughby et John Ray, mais en même temps, ils observent le nombre de nageoires sur le dos, et la nature des petits os dans les nageoires.
7. Les principaux auteurs en ichtyologie qui sont comme ses refondateurs et l’ont presque réformée :
Aristote.
Pierre Belon.
Guillaume Rondelet.
Ippolito Salviani.
Conrad Gesner.
Francis Willughby et
John Ray.
Les auteurs qui traitent de l’ichtyologie en particulier, et qui ont décrit et observé de nouveaux poissons  :
Paolo Giovio.
Pierre Gilles.
Stephan von Schonefeld.
Robert Sibbald.
Ne doivent pas être privés de louanges.
8. Tous les autres, sans compter ceux-là, (§ 7) si on exclut Pline, Athénée, Aldrovandi et Jonston, sont presque sans valeur. Parmi tous ceux que nous avons déjà nommés (de §. 1 à §. 8), c’est l’anglais Francis Willughby, écuyer, qui arrive en tête depuis ce jour.
F I N.
Nous observons que trois des premiers auteurs en ichtyologie ont été omis au début par notre auteur et ce sont des auteurs très récents : le comte Marsili, auteur du Danube de Mysie où un très grand nombre de poissons sont représentés de manière splendide, Ern. Hebenstreit, auteur de la Dissertation sur la respiration des poissons, traité magnifique, et Marc Catesby, auteur de l’Histoire naturelle de Caroline, etc. où on dépeint remarquablement des poissons américains dans les dernières parties ; mais ils sont apparus après la mort de l’auteur.